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Dès , le roi carolingien Louis le Pieux, fils de Charlemagne, choisit Reims en souvenir de Clovis pour recevoir la couronne impériale. Sa statuaire, la plus riche de toutes les cathédrales, compte plus de 2. Pour mémoire, Charlemagne ou Charles 1er dit le Grand né le 2 avril et mort le 28 janvier à Aix-la-Chapelle était roi des francs et empereur Dysnastie des Carolingiens, à laquelle il a donné son nom.

La cathédrale de Reims célèbre huit siècles d'histoire de France La cathédrale de Reims célèbre à partir du 6 mai ses ans, huit siècles d'histoire de France, des premiers sacres royaux à la réconciliation franco-allemande scellée en son sein par de G Charlemagne - Wikipédia La figure de Charlemagne a été l'objet de déchirements en Europe, notamment d'enjeu politique entre le et siècles entre la nation germanique qui considère le Saint-Empire romain comme le succe Clovis Ier - Wikipédia Grégoire de Tours fait apparaître Childéric dans son récit en , lorsque Childéric, qui déshonorait les femmes de ses sujets, provoque la colère de son peuple qui le chasse.

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Il avertissait les laboureurs des mesures favorables à la vente de leurs produits, selon les systèmes variables qui prévalaient alors, comme aujourd'hui, tantôt en faveur des barrières qui fermaient. Avis intéressant pour la découverte des anciens et nouveaux actes des notaires du royaume, projet d'un répertoire général des minutes des notaires de France. Très curieuse proposition pour l'époque, et qui serait non moins opportune de nos jours.

Dans les années calamiteuses, les meilleurs conseils abondaient dans ses colonnes, soit pour conjurer les pertes rendues possibles par la sécheresse et l'aridité, comme il arriva en 2 ; — soit pour prévenir les effets désastreux du froid, que l'absence de bois rendait si redoutable dans les plaines de Champagne avant les plantations de sapins 3. On le vit bien dans le terrible hiver de , où la rigueur de la saison, l'abondance des neiges et la permanence des gelées, tous ces fléaux réunis, causèrent d'incalculables dégâts autour de Reims 4.

Nécessité de planter des arbres aux bords des routes. Le froid est devenu si excessif depuis trois semaines, que le 18 de ce mois, le thermomètre est descendu à 18 degrés au-dessous de glace Le journal de Havé alla jusqu'à proposer une recette facilitant la confection du plus indispensable des aliments 1.

Il y avait d'autres fléaux non moins redoutables que la famine, et qu'il s'agissait de combattre efficacement: Les inondations de la Suippe, en , furent l'occasion de maux inouïs dans les nombreux villages de celte vallée, mais les cotisations provoquées par la corporation des négociants rémois vinrent sans retard au secours de tant de misère, et l'un des plus actifs bienfaiteurs de la contrée fut anobli en cette circonstance 2. Ces faits calamiteux avaient été portés à la connaissance du public par Havé, et il s'ensuivit partout une sincère commisération.

Il agit de même pour les grands incendies qui désolèrent plusieurs localités 3 , à propos desquels il fit connaître et apprécier, dans un langage net et positif, les avantages procurés aux victimes par la Caisse des Incendiés, que venait de fonder le charitable archevêque de Reims,.

Suit la Soupe au bled, inventée par M. Détails dans le Journal de Champagne, du 13 juin , p. L'assistance publique n'était pas une nouveauté au XVIIIe siècle, mais il convenait de varier ses formes et ses devoirs multiples, à raison des changements survenus dans les moeurs et les institutions. Havé sentit le besoin des réformes qui s'imposaient dans la distribution des aumônes dont les curés des paroisses étaient à Reims les dépositaires, et il publia le programme d'un règlement de M.

Macquart, curé de la Madeleine, relatif à la réorganisation des secours, avec une connaissance plus exacte des besoins des malheureux, et pourvoyant à leur soulagement d'une manière plus efficace par conséquent. Les enfants attiraient son attention en première ligne, et leur instruction ne le préoccupait pas moins que leur éducation, comme en font foi les termes de ce règlement 2.

Le mariage étant la base de la famille, les penseurs et les moralistes voulaient déjà se rendre compte de son progrès ou de sa décadence. De graves plaintes furent exprimées à cet égard, dans un rapport où les moeurs du temps étaient examinées à des points de vue divers 3. Les plaintes sont donc de tous les temps.

Cependant de grands efforts tendaient à lui conserver son honneur et. Chez les familles aisées, on en célébrait l'anniversaire semi-séculaire afin d'associer à la fête toutes les générations qui s'étaient multipliées autour des aïeux 1. Pour faciliter à Reims les mariages dans les classes indigentes, on accordait des dots qui étaient remises avec solennité aux époux, en présence des magistrats et des notables de la cité 2. Ailleurs, on imitait les fameuses dotations des Rosières, elle journal de Havé en cite un exemple assez curieux dans le diocèse de Reims 3.

Voici le récit d'un double mariage qui eut lieu à l'Hôpital général de Reims en Lettre au Rédacteur des Affiches de Champagne, touchant la célébration de deux mariages fondés en l'Hôpital général de Reims. Ils sont natifs de Reims, âgés de 77 ans chacun. Bida, curé de cette paroisse, en voir le détail et le programme dans le Journal de Champagne du 3 novembre , p.

Le bureau de l'hôpital, étant chargé par une fondation de marier des filles, s'est fait présenter une liste de toutes celles qui avaient été nourries et élevées dans la maison, et qui en étaient sorties depuis quelques années. Comme les oeuvres de charité doivent tourner, autant qu'il est possible, à l'avancement de la religion et des bonnes moeurs, le bureau s'est informé avec attention de la conduite que ces filles avaient tenue depuis qu'elles étaient rendues à la société ; il a eu la satisfaction d'apprendre que toutes celles qu'on lui présentait au nombre de vingt-cinq, s'étaient comportées d'une manière louable: Les mariages viennent d'être célébrés dans la chapelle de l'hôpital général; que ne puis-je vous rendre tout l'intérêt qu'a inspiré cette cérémonie faite avec autant de simplicité que de religion!

Le progrès moral doit marcher, en principe, parallèlement avec les améliorations matérielles. Il y a donc un intérêt social permanent à réagir contre les causes de contagion ou d'insalubrité, qui forment obstacle à la convenance et à la dignité de la vie. On remarque qu'il y eut à Reims, à la fin du dernier siècle, une tendance, des velléités, mieux que cela, des projets dans le sens d'une préservation contre les épidémies, et d'un curage des eaux croupissantes dans les fossés des remparts.

Godinot venait de doter Reims d'eau potable, c'était une réforme anticipée au nom de l'hygiène. Havé fit campagne, en , pour l'établissement d'un égout nettoyant la partie basse des Promenades et tous les quartiers voisins, à l'aide de la mise en cours régulier d'une fontaine, aujourd'hui tarie, qui avait sa source aux environs de l'ancien château des Archevêques 1.

Des projets non moins salutaires se firent jour avant la fin de l'ancien régime et à la veille de la Révolution, pour garantir la salubrité des hôpitaux, très encombrés de longue date, surtout par les malades incurables et cancéreux annexés à l'Hôpital Saint-Marcoul en Le journal de Havé se fit, en , l'organe d'un voeu tendant à la création d'un nouvel établissement pour ces infortunés, et le voeu se trouva réalisé en 2. Les bâtiments de cet Hôpital existent encore, mais ils ne sont plus affectés à des services hospitaliers.

Plus tard, ce fut l'Hôtel-Dieu que l'on voulait réorganiser, et que l'on songeait à transférer dans l'abbaye de Saint-Remi, dès l'année , c'est à dire cinq ans avant la suppression du monastère, et trente ans avant que la proposition aboutît 1.

Quant à l'Hôpital général de la Charité, installé en dans l'ancien Collège des Jésuites, sa situation paraissait à tous des plus satisfaisantes, et Havé nous a laissé trace des bons rapports entretenus avec les administrateurs 2 et de l'abnégation des religieuses au moment critique où l'on sollicitait de toutes parts des dons patriotiques 3.

L'Hôpital Sainte-Marthe, où l'on élevait les jeunes filles dites Magneuses, d'après la fondation de Mme de Magneux, était aussi l'objet d'encouragements et de bons soins dont la feuille de Havé a gardé trace 4.

Assy, par les filles de l'Hôpital général, le 14 décembre , dans le Journal de Champagne du 18 décembre , p. On comprend que dans ce chapitre nous ne pourrons donner que des informations bien réduites, tant les détails artistiques abondent dans la feuille de Havé. On y trouve des renseignements infinis sur les ventes d'objets d'art, la désignation de maisons de ville et de châteaux dont l'architecture et les souvenirs historiques sont dignes à tous égards de notre attention rétrospective.

Bornons-nous à reproduire les notes prises sur des faits saillants, par exemple la mise en vente des quatre superbes estampes des frères Varin, représentant les fêtes de l'inauguration de la place Royale et du monument de Louis XV 1 ; puis de celle, non moins remarquable, de Deniszart, artiste rémois, donnant le plan de la cathédrale et faisant suite aux planches gravées d'après Gentillastre 2.

Pour la musique, nous signalerons les programmes des concerts donnés pendant longtemps, chaque semaine,. Il se vend à Reims, chez led. Sr Clouet, rue de Cérès. Le prix est de trois livres. Une attraction d'un autre genre, toujours appréciée à Reims, celle de la musique sacrée, faisait mettre en relief dans le journal de Havé les compositions de l'abbé Hardouin 2 , et l'historique de la chapelle qu'il dirigea si longtemps et avec tant de succès 3.

Beaucoup d'annonces de librairie, dont un grand nombre émanaient du célèbre éditeur Cazin, ainsi que de fréquentes ventes de bibliothèques et de collections d'estampes, de tableaux, etc. Chastelain, ouvrage précieux dont les supérieurs de ce bénédictin n'ont pas autorisé la publication, et qui est resté inédit au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque de Reims 4. Peu de temps après la préparation de ce volume, éclatait le terrible incendie qui dévora une partie de l'abbaye de. Affiches de , p.

Affiches de Reims, , p. Éloge de l'abbé Hardouin et de ses compositions d'une profonde harmonie. Saint-Remi et la riche bibliothèque où le studieux historien avait puisé plusieurs de ses matériaux 1.

Havé suivait avec attention les destinées des anciens monuments, les découvertes de médailles et de sépultures 2. C'est ainsi qu'il nota la démolition de la porte aux Ferrons, en , avec d'intéressants détails sur les trouvailles qui furent faites dans ses fondations 3 , et qu'il fit part à Linguet des fouilles opérées par l'abbé Pluche au moulin de la Housse, en 4.

Il publia l'article du chirurgien Robin sur la regrettable destruction du labyrinthe de la Cathédrale, et celui de l'archiviste Lemoine sur les cariatides du clocher à l'ange 5. Le passage et le séjour d'artistes en tous genres à Reims sont fidèlement indiqués dans les Affiches, avec leur adresse et la spécialité de leur talent. Le nombre d'anciens portraits de famille attribués à Largillière est considérable à Reims; chacun se réclame de ce nom fameux.

Nous en avons trouvé la raison, en lisant l'avis de l'arrivée de plusieurs peintres élèves ou sous-élèves de Largillière: Les sculpteurs avaient également leur adresse dans les Affiches lorsqu'ils prenaient leur résidence à Reims, ce qui fut le cas, en , de Gauthier, originaire de ChâteauPorcien 2 , l'auteur du riche reliquaire de sainte Berthe, en l'abbaye d'Avenay, qui est ainsi décrit:.

Les amateurs pourront voir le monument original en étain de ce monument chez le Sr Lecocq, quinquaillier, sous les Loges de la Couture, où est logé cet artiste 3. Il peint en outre la miniature pour bracelets et bagues. Il est logé chez M. Legrand, rue du Marc. Le Sr Gauthier, sculpteur, entreprend toutes sortes de statues et ornemens en pierre ou en terre cuite, de grandeur naturelle, pour les jardins, au même prix que celui de Paris.

Amateur éclairé des arts, Havé protesta contre l'abandon et l'incurie qui firent perdre tant d'anciens portraits et des tableaux historiques rémois 1. Il eût voulu voir constituer à l'Hôtel de Ville une galerie des magistrats municipaux et des célébrités locales. Il prévit que les troubles des premiers temps de la Révolution allaient disperser beaucoup d'objets précieux, en anéantir d'autres, et que rien ne serait prêt pour les sauvegarder.

L'une des premières ventes annoncées en , par la feuille de Havé, est celle do l'Arquebuse, ce rendezvous séculaire de la jeunesse rémoise 2 , mais l'an 1. Note sur un portrait en pied du maréchal de Saint-Paul, qui se trouvait chez M. Amé, et dont la trace est perdue. Réflexions sur deux anciens tableaux qui concernent la ville de Reims, où il est question d'une peinture allégorique de la rentrée de la ville de Reims sous l'obéissance de Henri IV, en , et d'un portrait de Henri Bachelier, lieutenant des habitants en L'adjudication s'en fera en l'étude de.

Le nom de la rue et même l'emplacement de celle École, rendent son souvenir encore vivant dans les souvenirs rémois 3. En même temps, la maison de l'abbaye d'Avenay était mise aux enchères 4 , avec. Me Jeunehomme, notaire royal à Reims, rue de la Prison, le vendredi 45 octobre , à une heure. S'adresser pour connaître les clauses de la vente audit Me Jeunehomme, ou au Sr Lagauche, le jeune, rue du Maillet-Vert.

Jacques-Louis Lagoille, ci-devant capitaine en chef, les Srs J. Me Jeunehomme, notaire à Reims, le 3 septembre , exposée le 20 dud. Affiches de Reims, du 25 octobre , savoir: Les enchères seront reçues les 24 octobre et 4 nov. Los plus intéressantes annonces à relever ensuite sont celles des églises collégiales et paroissiales qui se trouvaient supprimées, édifices peu importants d'ailleurs comme ampleur, mais la plupart historiques 1.

Voici la suite de quelques adjudications avec les prix d'estimation, qui peuvent donner, par comparaison, une idée de la valeur respective de ces églises. La collégiale de Saint-Symphorien, dans la rue de ce nom, fut portée à quatorze mille livres, et le terrain de son cimetière à quatre mille. Il n'en subsiste aucun autre vestige qu'un fragment do mosaïque et un retable gothique conservés au Musée. Ce fut le père du maréchal Drouet d'Erlon, charpentier, qui l'acquit de l'adjudicataire et en revendit le terrain et les matériaux à un entrepreneur de Paris 2.

L'église Saint-Étienne et la sacristie, estimées 8, livres ; bâtiment adjacent estimé 1, livres. Presbitère tenant au chevet de l'église, estimé 4, livres. Saint-Michel, ancien réfectoire des chanoines do NotreDame, et qui subsiste encore presque entière, avec son entrée Renaissance sur la cour du Chapitre, fut mise à prix au même chiffre que le presbytère de SaintEtienne 1.

Une mention particulièrement curieuse est celle de l'église Saint-Martin, située dans l'impasse de la rue des Salines, et entièrement détruite, car Havé insistait clans une note sur la nécessité de protéger le monument ou caveau décoré de fresques qui avait été découvert en sous la tour du clocher 4. Sa voix ne fut pas entendue, et ces précieux débris de l'époque chrétienne primitive à Reims ont disparu pour toujours.

L'adjudicalion s'en fera le 29 août, à deux heures. Journal de Champagne du 29 août , p. S'adresser au Sr Lefebvre, rue des Murs. L'église Saint-Martin de Reims, avec la sacristie et le cimetière, estimés ensemble 3, livres, et l'église de Saint-Thimothée et ses deux sacristies, estimées ensemble 7, livres.

Comme corollaires à ces démolitions de monuments, qui ont en somme fort peu ému l'opinion, sauf en ce qui concerne l'église Saint-Nicaise, nous trouvons dans le journal de Havé plusieurs résumés écrits d'une plume vigoureuse et indignée, dans un style net et précis, sur les détériorations et.

Beaucoup de statues, d'inscriptions, de croix, de cartouches armoriés ou non, furent impitoyablement brisés, dans les rues et aux façades des maisons 2. Le cloître de la cathédrale, qui en formait une belle annexe, et servait de lieu de réunion au public et de dépôt pour un grand nombre d'objets précieux, fut renversé de fond en comble, et une rue traversa son emplacement,en Voici l'article entier Sur la destruction des dépendances de la Cathédrale:.

L'Église Cathédrale de Rheims n'aura pas pour l'honneur de cette ville, le sort de celle de Cambrai: Soit qu'on la considère comme un chef-d'oeuvre, soit qu'on la respecte comme un Temple élevé à l'Éternel,. Désignation assez complète de l'immeuble; l'église en dépend. Il paraît au contraire qu'on a voulu relever sa magnificence extérieure en la dégageant des dépendances qui cependant lui étaient nécessaires.

Sa partie septentrionale était entourée d'un Préau garni de portiques et qui servait à la sépulture, des Cours où l'on déposait les matériaux à employer à l'entretien de cet édifice, de greniers, caves et celliers qui renfermaient les provisions alimentaires des Membres de cette Église lorsqu'ils observaient la vie commune, d'une Bibliothèque dont il a fallu déplacer à la hâte une nombreuse quantité de livres, d'une Sacristie vaste et décorée, indispensable au service divin, d'un Oratoire ou petite Chapelle, morceau d'architecture curieux, d'une belle Salle de Chapitre où dans différentes occasions se tenaient des assemblées publiques, etc.

Tout cela est en partie détruit et bientôt n'existera plus. Que prétend-on y substituer? Certes les acquéreurs ne pouvaient faire un marché plus avantageux, puisque pour une modique somme payée en mandats qu'ils vont centupler en numéraire par la vente de tous ces matériaux, ils en seront à peu près quittes en laissant le terrein vuide.

Ces bâtiments qui étaient autant d'accins de l'Église, pouvaient recevoir une autre destination. Si la loi qui conservait celle-ci, en a excepté le contour de son enceinte, c'est qu'on n'a pas représenté que ces dépendances étaient par leur utilité inséparables de ce monument. Si les cours, les réserves n'existent plus, où renfermera-t-on les bois, les. Les belles sculptures de la porte de l'ancienne sacristie devinrent dès lors visibles de la rue comme celles des autres portes de la Cathédrale.

Mais comment les préservera-t-on des injures du temps et des mutilations inconscientes ou malveillantes? Où déposera-t-on les échafauds, les machines, les outils nécessaires aux ouvriers? Il faudra donc en embarrasser les rues voisines. Qui peut répondre que ces greniers, ces magasins auxquels on a eu recours, il y a deux ans, pour y renfermer des grains, ne seront plus utiles à un approvisionnement public?

Dans un teins où la convocation des Citoyens est assez fréquente, où trouver un emplacement aussi commode que la salle du cidevant Chapitre, et des environs aussi abrités que le Préau pour leur rassemblement? En levant ces pierres qui en ferment le pavé, Rheims aura-t-il encore le spectacle infect.

Vouloir isoler de toutes parts un édifice aussi considérable que l'Église Cathédrale, sous le prétexte d'en découvrir toutes les beautés de la construction, c'est l'exposer à des dommages dont on a voulu la garantir en lui donnant une enceinte extérieure; c'est en faciliter l'entrée aux voleurs et la dégradation aux malveillans. Quelle régularité la saillie des piliers du dehors peut-elle donner à une rue qui le borderait dans toute sa longueur, et quel jour des maisons bâties au Nord pourraient-elles tirer du côté opposé qui leur en deffendrait le soleil?

On sçait en général que les édifices élevés réfléchissent le vent avec impétuosité, et si jamais on ouvre une rue habitée dans la partie septentionale de cette Église, on pourra l'appeler la Rue de la Bise ou des Vandales 1.

Autour de Reims, les châteaux avaient toujours été clairsemés, mais la plupart d'entre eux sombrèrent dans la tourmente: Destruction du cloître de la cathédrale, perle irréparable. Heureusement, le domaine a été reconstitué, et les restes des constructions ont recouvré une partie de leur ancienne grandeur, ainsi qu'à Louvois.

Un pavillon plus modeste, le fief de Challerange à Taissy, de pur style Louis XIII, a eu un meilleur sort et survécut intact à la vente qui suivit sa confiscation sur l'émigré Roland de Renty 2. En même temps que les châteaux, disparurent dans la banlieue plusieurs censés des abbayes, notamment la ferme de Murigny, qui s'élevait entre Reims et Champfleury, et dont un lieudit du cadastre rappelle seul le souvenir.

C'était l'un des domaines de la mense de Saint-Remi, et probablement l'une des plus anciennes localités sises aux environs immédiats de la ville 3.

Biens provenant de Nicolas Renty, dem. Les journaux actuels donnent les moindres incidents des fêtes locales: Cependant, il se préoccupait de l'organisation et de la bonne tenue des divertissements que l'on organisa dans les Promenades à plusieurs reprises. Il eût voulu même voir y régulariser périodiquement ces réunions et ces bals en plein air, qui auraient, suivant lui, offert pendant la belle saison une honnête et facile distraction à toutes les classes de la population.

Il se plaignait de ce que les familles d'artisans se portaient de préférence dans les faubourgs, et surtout à Cormonlreuil, au risque d'incidents fâcheux et de désordres causés par des plaisirs tumultueux et grossiers 1.

Les renseignements précieux à recueillir dans les Affiches de Reims sont ceux qui concernent les véritables événements publics, ceux qui marquaient dans la vie de la cité. Citons à ce titre, et par ordre de date, quelques-unes de ces journées historiques ou de ces passages d'hôtes illustres. En , c'est la promotion au cardinalat de l'archevêque, M. Les poètes, les historiographes et les simples. Il était temps pour le monarque d'avoir ce regain de popularité à son déclin, car au printemps suivant, il terminait un règne qui paraissait pouvoir atteindre la fin du siècle.

Il revenait de la maison de campagne de l'évêque de Soissons, pour célébrer à Reims le service solennel du roi défunt, et il passait l'Aisne sur un bac, à Missy 3 , quand son attelage et son carrosse tombèrent dans la rivière, grossie par des pluies abondantes. Pour sauver sa vie, il dut sortir de sa voiture avant qu'elle fût submergée, et se laisser emporter par le courant vers un îlot où il parvint à se suspendre à des branches de saule. Le péril était imminent, il fallut un sauvetage véritable pour le ramener à terre, et ce fut à bon droit qu'un Te Deum fut chanté à son.

Cette scène terrible et émouvante serait bien oubliée sans le récit des Affiches de Reims. On approchait d'un nouveau sacre, et la joie publique se donnait libre cours à la ville comme à la campagne.

Le journal de Havé a gardé le compte rendu de la fêle du 25 août , dans le petit village d'Evergnicourt 2. Les démonstrations ne manquaient pas ailleurs, la plupart étaient sincères et spontanées, de nature à toucher les esprits et à rapprocher les coeurs. Marmontel, qui était venu naguère passer la belle saison en Champagne et se mêler aux joyeux plaisirs des vendanges à Avenay, dans la compagnie de Mlle de Navarre 3 , revint à Reims plus tard, et fut témoin du couronnement de Louis XVI.

Il écrivit à ce sujet une lettre au rédacteur des Affiches, dont le mérite littéraire n'a d'égal que la valeur historique trop peu connue 4. Récit d'un accident arrivé le 29 mai , à Mgr de Talleyrand-Périgord, coadjuteur de l'archevêque de Reims, au passage de l'Aisne sur le bac de Missy, où il faillit périr, et du Te Deum chanté à la cathédrale, en reconnaissance de la conservation des jours de ce prélat.

L'honnête citoyen qui a imaginé celte fête et qui en a fait tous les frais, est le sr Guitard de Floriban, chevalier de l'Éperon d'Or. Lettre de Marmontel, datée de Reims, le 11 juin , rendant compte du sacre de Louis XVI et des détails de la cérémonie, de la joie universelle, etc. On la lit encore avec charme:. Je n'ai su, mon ami, à quoi je m'engageais quand j'ai promis de vous décrire la cérémonie auguste dont j'allais être le témoin. Tout ce qui n'intéresse que l'imagination peut se peindre, mais ce qui touche et pénètre l'âme, comment le retracer?

Cela n'est pas possible: On croit se faire une assez haute idée de cette pompe solennelle, de cette fête en même temps politique et religieuse, dans laquelle, en face du ciel et de la nation, le Monarque vient imprimer un caractère plus sensible et plus inviolable encore à ses devoirs et à ses droits. On se représente un jeune Roi, déjà connu pour vouloir le bien et pour s'en occuper sans cesse, reçu partout comme l'objet de l'espérance de ses peuples ; on le suit des yeux sur sa route, dans les villes, dans les campagnes; on l'entend louer et bénir; à Reims, cent mille de ses Sujets l'attendent, il y paraît dans tout l'éclat de Sa Majesté, cette multitude l'entoure et se presse autour de son char, l'air retentit sur son passage d'acclamations et de voeux ; jusques-là tout est simple et juste.

On peut s'imaginer encore la cordialité des Rémois, leur empressement à remplir tous les devoirs de l'hospitalité dont leur zèle passe les bornes: On n'est pas plus surpris de la magnificence d'une ville qui met sa gloire à recevoir son Roi, à le posséder dans son sein ; quoiqu'il soit rare de voir dans une si grande affluence, l'ordre, le calme, la police la plus tranquille et la plus sûre,. Qu'est-ce donc, allez-vous me dire, qui passe la croyance et l'imagination?

Est-ce la pompe même de la cérémonie? Vous auriez vu notre bon Roi car un seul an de règne lui a mérité ce titre , vous l'auriez vu, avec cet air de simplicité qui peint la candeur de son âme, sans faste, sans ostentation, sans apparence de vaine gloire, au milieu d'une pompe si propre à l'éblouir, y conserver cette dignité sage qui est la décence de son rang; mais vous savez combien la vanité le blesse, il n'a fait que se ressembler.

Qu'ai-je donc à vous dire encore? Boisgelin de Cicé, qui avait pris pour texte de son discours: Regnavit rex et sapiens erit et faciet judicium et justitiam in terni. Roi s'est montré accompagné de ce noble cortège, sur une tribune exhaussée, séparant le choeur et la nef où son Trône était élevé, et qu'il s'est assis sur ce Trône entre sa Noblesse et son Peuple ; représentez-vous ce tableau.

A peine le bruit des trompettes, des cloches, de l'artillerie annonce le couronnement, les portes s'ouvrent, le peuple, à flots pressés, inonde cette Église immense, et dans l'instant fait retentir les voûtes d'un concert de Vive le Roi, que répète en échos la multitude des assistants dont toute l'enceinte du choeur est remplie en amphithéâtres. Ces cris, mille fois renvoyés du fond du sanctuaire bien loin au delà du parvis, font taire les chants de l'Église, absorbent le son des trompettes, couvrent le bruit des cloches et celui du canon.

C'est alors qu'un attendrissement inexprimable a saisi toute l'assemblée, et que les larmes ont coulé; c'est alors que, toutes les voix étouffées par les sanglots, un mouvement involontaire a excité des battements de mains qui dans l'instant sont devenus universels.

Les Grands, la Cour, le Peuple, animés du même transport, n'ont eu que la même manière de l'exprimer; l'ivresse était au comble, et ce n'a plus été qu'une alternative rapide d'acclamations et d'applaudissements.

Oublierais-je dans ce tableau ce qu'il y a de plus touchant! La Reine, qui avait suivi des yeux tous les détails de la cérémonie avec le plus tendre intérêt, immobile, attentive, et respirant à peine, ne perdant pas le Roi de vue un seul instant, soutenait son émotion et se soulageait par ses larmes ; mais au moment du grand éclat, de l'allégresse universelle, à ce moment du plus beau triomphe qu'ait jamais décerné l'amour, l'impression a été trop forte, elle n'a pu y résister, et, obligée de sortir pour respirer, elle a perdu quelques instants du plus beau jour de sa vie.

Cette scène touchante n'a fait que redoubler l'enthousiasme de l'assemblée, et quand la Reine a reparu, la Nation a rempli le plus cher des voeux de son Roi, et l'a fait jouir à son tour de l'hommage adressé aux vertus de la Reine. Un Afriquain en a été presque aussi attendri que nous.

Oui, l'Envoyé de Tripoli, est devenu Français dans ce moment; j'étais auprès de lui, et je l'ai vu baigné de larmes 1. Le Roi a été accompagné jusqu'à son Palais par de nouvelles acclamations. Il a paru sensiblement louché des marques d'amour de son Peuple. Quel nouveau gage pour la France des soins qu'il prend de son bonheur! Au sortir du Banquet, le Roi ayant appris que le Peuple, assemblé aux portes du Palais, désirait le voir encore, a fait annoncer qu'il allait se promener dans la Galerie extérieure, qui du Palais conduit au vestibule de l'Église.

Le Peuple de lui-même s'est rangé en deux haies sous ce portique. Le Roi s'est avancé sans garde, sans cortège, et, seul avec la Reine, s'est promené longtemps au milieu de la foule, se laissant toucher par les uns, prêtant l'oreille aux voeux des autres, y répondant avec bonté, s'arrêtant même avec complaisance si quelqu'un voulait lui parler, donnant à tous par ses regards des témoignages de son amour 2.

Cette popularité si touchante n'a pas surpris la Ville de Reims. Elle lui était annoncée par une réponse du Roi, lorsqu'on lui avait demandé si l'on tapisserait, selon l'ancien usage, les rues par lesquelles Sa Majesté devait passer.

Point de tapisseries, a répondu le Roi ; je ne veux rien qui empêche le Peuple et moi de nous voir. Les fêtes du sacre passées, la vie de la cité reprit son cours ordinaire, mais l'année suivante on fêta la SaintLouis en l'honneur du roi, ce qui n'avait encore eu lieu. Journal du Sacre, p. L'abolition des corvées, décrétée par Louis XVI, provoquait dans les campagnes des manifestations de gratitude bruyantes et spontanées, comme on le fit à Pavant, près Nogent-l'Artaud, selon le récit inséré dans les Affiches 2.

C'étaient là les derniers jours joyeux de l'ancien régime, dont nous ne voudrions du reste pallier ni les fautes politiques, ni l'incurable détresse financière. Il était juste néanmoins de rappeler les espérances qu'il provoqua et la gratitude populaire que lui valurent certains de ses actes. Alors, comme aujourd'hui, Reims était un lieu de passage fréquenté par des hôtes illustres: Pierre-le-Grand s'y arrêta en , on sait qu'Arthur Young y séjourna, et le journal de Havé menlionne la visile de la ville par le duc et la duchesse de Cumberland en 3 , — par le duc et la duchesse de Glocester en 4 , — enfin par l'empereur d'Allemagne en 5.

Affiches de Reims, 4 septembre Affiches de Reims, année , p. Puis un dîner au Moulinet aujourd'hui le Grand Hôtel du Lion-d'Or , clôturait la cérémonie et précédait le départ. Une autre visite, qui se répéta plusieurs fois pendant le règne de Louis XVI, fut celle des tantes du roi, Mesdames Victoire et Adélaïde de France, duchesses de Louvois.

La roule conduisant de Reims à ce village par la montagne fut entretenue soigneusement pour le trajet des princesses, la foule se rendait de Reims au château pendant leur séjour; on organisa même un service de diligence pour satisfaire au désir du public 1. Au début de la Révolution eurent lieu des cérémonies patriotiques, celle du Serment civique, sur la place de la Couture, le 7 mars , et celle du Serment fédératif sur le Cours, le 14 juillet suivant 3. Le Sr Draveni offre au public une diligence à six places pour conduire à Louvois, pendant le séjour de Mesdames: Le prix est de 40 s.

Passage à Reims du duc et de la duchesse d'Orléans, allant de Silleri à Saint-Thierry; ils assistent au spectacle de Reims, compliment en vers à la duchesse, etc. On y trouvera un frappant tableau de l'état des esprits à cette belle aurore de la Liberté, suivant le mot de PrévostParadol, et de l'enthousiasme qui régnait au sein de la jeune Garde nationale:. Ils furent reçus à la porte de Vesle par un détachement de la Garde nationale, précédé d'une troupe de jeunes gens et de la musique militaire.

Après avoir traversé la ville, ils se rendirent sur la place de Louis XV ce Roi trop bon, qu'on se permet de diffamer, et qui ne fut coupable, hélas!

Là, les jeunes gens firent une décharge de leur artillerie; parvenus à l'hôtel de ville, les Députés y déposèrent leur bannière, au milieu des acclamations du peuple et des embrassemens de la Garde nationale. Le lendemain, rassemblés sur la place de ville, ces deux corps se visitèrent réciproquement: Le repas fut très gai, chaque santé y était célébrée par une salve de l'artillerie des jeunes gens placés dans la seconde cour du palais, et au son des instruments de la musique nationale.

A six heures, les Députés furent conduits à la place de ville, pour y voir la garde montante; ensuite, mêlés avec les Gardes nationales, ils se rendirent à l'Esplanade, suspendirent la bannière. A dix heures du soir, les Députés retournèrent à l'archevêché, où ils trouvèrent un souper servi par la Garde nationale.

Ils partirent ensuite, comblés des sentimens de la plus affectueuse confraternité et y répondant par les protestations d'une sincère reconnaissance 1. Le recueil des Affiches ne donne aucun détail sur les fêtes révolutionnaires proprement dites qui furent célébrées à Reims à partir de Très différentes des réjouissances qui avaient eu lieu sous le coup de l'effusion et d'un pur patriotisme, en et , les fêtes décrétées par la Convention eurent leurs comptes rendus dans des relations officielles.

Havé était resté trop homme d'ancien régime pour se complaire dans leur description. S'il resta insensible ou dédaigneux devant ces spectacles si nouveaux et si éphémères, son attitude resta digne et calme dans les circonstances les plus critiques. Il s'en faut du tout au tout que l'on trouve dans les anciennes feuilles publiques ce qui s'étale en belle page dans les journaux contemporains, l'effroyable chronique des délits et des crimes.

Il semble, au contraire, que l'on épargnait au public tant de scandaleux détails, agents. Ce que l'on faisait connaître volontiers, c'était la punition exemplaire des coupables, leur châtiment, que l'on considérait comme un puissant mobile d'intimidation ou d'effroi pour les misérables tentés de les imiter.

On rencontre dans les Affiches de Havé divers récits d'exécution à mort pour faits d'assassinats commis dans la région. Encore sontils peu nombreux avant la Révolution. Lors de troubles qui éclatèrent en , pour le pillage des farines à Reims, quelques renseignements sont donnés sur des négociants qui se disculpent 1.

Aucune mention n'est faite des massacres de septembre , fort bien connus d'ailleurs jusque dans les détails par la procédure criminelle suivie contre les sicaires. Mais les crimes, devenus si fréquents vers contre les personnes et les propriétés, donnèrent lieu à des poursuites et à des répressions dont il fallait pénétrer toutes les classes de la population. L'ancienne complainte qui suivait le supplice ne suffisait plus, il fallait donner le procès-verbal de l'exécution capitale ou du renvoi devant un conseil de guerre pour crime de droit commun.

En voici deux exemples, que nous reproduisons dans les termes mêmes où les Affiches les dénonçaient à l'opinion. Numéro du 30 mars , p. Voilà encore quatre scélérats de moins sur le sol de la République 1. La procédure faite par l'officier de police judiciaire fut remise au Directeur du Jury, et de là envoyée au Conseil de guerre établi à Mézières pour y être jugé conformément à la loi du 29 nivôse dernier 2.

On juge suffisamment ainsi du courant criminel et des moyens de répression jugés indispensables à la fin dn siècle dernier. Nous abrégeons cette sinistre chronique. La Biographie d'une ville comme Reims, où naquirent et vécurent les célébrités les plus diverses, doit surtout s'écrire d'après les notes et les renseignements contemporains. Cette nécessité d'une minutieuse précision dans les dates, les noms et les litres de chaque.

C'est ce qui donne, pour l'époque moderne, une véritable valeur historique aux articles de nécrologie publiés au jour le jour dans les feuilles publiques, et de semblables mentions abondent dans les Affiches de Reims. Nous en avons relevé quelques-unes, la plupart relatives à des personnalités rémoises de la fin du XVIIIe siècle.

Les notices sur des célébrités antérieures n'étaient cependant pas négligées par Havé, mais ce sont des travaux de seconde main, qui peuvent offrir des inexactitudes , et auxquels nous ne recourons nous - mêmes qu'avec réserve. Signalons cependant les notices sur l'antiquaire Bergier et sur les manuscrits qu'il laissa 1 ;. Viennent ensuite les informations quotidiennes sur des hommes notables qui disparaissaient de ce monde, entourés des regrets de leurs concitoyens.

Havé en a cité soigneusement un grand nombre de à L'année suivante vient le tour du Père Fery, fameux minime et hydraulicien, qui avait employé ses connaissances au service de sa patrie et méritait bien la nécrologie suivante:. En , ce physicien fut le premier professeur des Écoles de Mathématiques fondées en cette ville, et dont il avait formé le plan.

Il seconda, par son génie, les vues bienfaisantes et généreuses de MM. Après avoir porté dans d'autres villes ses lumières sur cette science vraiment utile, il vivait retiré, sous le bon plaisir du Ministère, depuis plusieurs années, à l'Arsenal de Paris 1. La haute noblesse n'eut jamais à Reims de nombreux représentants, mais les familles de la bourgeoisie locale, anoblies par des charges municipales ou militaires, s'étaient créé une situation prépondérante dans la ville et la région voisine, où elles possédaient des seigneuries.

A l'aide des notes que publiait Havé au décès de chacun de leurs membres, on retrouve trace des alliances qu'ils avaient contractées et des fonctions qu'ils avaient remplies, sans qu'il soit besoin de consulter les registres de l'état civil. Voici, par exemple, les notes sur la généalogie de la famille Canelle de Lalobbe, dont un allié fut gouverneur de Rocroi 2 , un membre,. Nous pourrions en énumérer beaucoup d'autres, qui tinrent un rang honorable dans l'aristocratie locale jusques et même au delà de la Révolution: D'Origny, né à Reims, mort en cette ville, le 29 septembre , officier du régiment de Champagne, chevalier de Saint-Louis, écrivit des mémoires historiques sur l'Egypte.

Numéro du Journal de Champagne du 6 avril Tronsson du Coudray n'est pas le seul grand avocat que Reims ait fourni au barreau de Paris: Une illustration bien différente pour le pays rémois est celle de la tragédienne, si fêtée dans la capitale, Adrienne Lecouvreur, dont deux petites villes de la région revendiquaient l'origine 4.

Un poète, ou si l'on veut parler selon la réalité, un auteur dramatique doué d'un talent d'agréable versificateur, Carbon, qui se faisait appeler M. Beaucoup de ses pièces juvéniles parurent dans les Affiches, comme un appât à la renommée, mais. Blondel, avocat né à Reims, à l'Audience de la Tournelle, le 3 décembre L'orateur célèbre le rétablissement du Parlement et loue les vertus des magistrats de la chambre de la Tournelle, etc.

Le philosophe de Ferney avait d'ailleurs eu son heure dans les feuilles rémoises, il avait écrit plusieurs fois au rédacteur, et ce dernier s'empressa de donner des détails sur sa sépulture au prieuré de Scellières en Champagne 2. Les amateurs, les collectionneurs, les hommes de lettres du pays trouvaient place à l'occasion dans le recueil de Havé, ne fût-ce que par l'annonce qui indiquait la vente de leurs curiosités, de leurs livres et de leurs estampes.

Tel est le cas de Desjardins de Courcelles, peu connu dans sa patrie, bien que le Musée de Reims nous conserve son portrait 3. Plus connus et plus en honneur sont encore les médecins de la Faculté rémoise, dont les érudits aussi bien que les hommes du monde recherchaient les faveurs. Leur place était grande, pendant leur vie, au milieu de leurs concitoyens, et à leur mort un concert d'éloges leur était décerné par la reconnaissance publique.

Havé ne pouvait manquer de s'en faire l'écho, comme nous le remarquons en pour Jean-Baptiste Caqué 4 , et pour Henri Macquart l'année suivante 5. Desjardins de Courcelles, place Royale. Caqué, du 16 septembre , mentionnée dans le Journal de Champagne du 24 septembre suivant, p. Les membres du clergé séculier et régulier qui tenaient un rang si important dans l'ancienne société rémoise, figurent à maints endroits dans la nécrologie des Affiches.

Tantôt Havé donnait un aperçu de la vie des personnages, comme il le fit pour les minimes Fery et Devaux 1 , tantôt il mentionnait simplement le décès, en énumérant les titres et les qualités, s'il s'agissait de chanoines notables, comme MM. Jacquemart, trésorier de la cathédrale 2 , et Destables, chanoine d'Auxerre, qui s'était fait connaître dans ses différentes stations 3. Un autre enfant de Reims, M. C'est encore dans le recueil de Havé que nous retrouvons la trace d'un autre chanoine, M.

Favart d'Herbigny, dont le cabinet d'histoire naturelle avait acquis tant de célébrité avant la Révolution, et qui survécut peu de temps à la suppression du chapitre: Pierre Devaux, minime, né à Reims le 30 décembre , décédé à Reims le 21 octobre , dans sa 81e année. Indications sur ses fonctions dans l'ordre des Minimes, ses séjours à Rome, etc. Affiches de Reims, 28 juin La vie de famille, le négoce, les transactions suivaient leur cours, tandis que s'opéraient des luttes fratricides au dedans et glorieuses au dehors.

Les personnages de l'ancien régime disparaissaient à Reims tour à tour, par le sort commun de l'humanité, car l'échafaud ne fonctionna jamais en permanence dans notre ville. Il y eut relativement aussi peu d'émigrés à Reims, en dehors des membres du clergé, contraints de s'exiler pour la foi. Un gentilhomme des environs, M. Le premier maire de Reims à l'époque constitutionnelle, Jean-François Pierret, ne fut victime d'aucunes représailles dans les années postérieures qui virent tant de vengeances s'assouvir contre les hommes modérés des débuts de la Révolution: Feu l'abbé Herbigny, ci-devant chanoine de l'église métropolitaine de Reims, avait employé 40 ans à se former un Cabinet.

La vente en sera faite en sa maison, place Saint-Pierre, à Reims, le lundi 4 novembre prochain. S'adresser chez le citoyen Herbigny, rue VieilleCouture. Décès de François-Magdeleine de Montfort, décédé à Méri, près Rheims, où il était né, le 22 juin , mort âgé de 77 ans et 4 jours, entouré du respect et des regrets de ses compatriotes.

Ingénieur, colonel du Génie, il passa à Méri tout le temps de sa retraite, mais il renvoya sa croix de Saint-Louis et prit le médaillon de vétéran à la Révolution. Il revint au lieu d'où il était parti et se confia à la bonté divine, comme on lit sur son épitaphe, monument, de simplicité et de goût, qui nous est conservé sur sa tombe dans l'église d'Écueil.

A son exemple, apprenons à aimer notre pays et à lui être utile dans tous les temps, sous tous les régimes et en dehors des questions personnelles. Élargissons nos vues en considérant les événements du passé, car la grande leçon qui en ressort, c'est que le patriotisme a sa source dans le dévouement et l'abnégation.

Il fut le premier maire de Reims, de mars à octobre Clicquot-Blervache, dans le Journal de Reims, numéro du 2 septembre , p. Le Chapitre de la Cathédrale de Reims tient une place considérable dans l'histoire de cette ville, mais ses annales n'ont jamais été l'objet d'une publication digne du sujet, bien que ce travail ait été plusieurs fois mis au concours par l'Académie de Reims.

Celte riche et puissante corporation eut ses jours de prépondérance et de domination comme elle eut ses périodes de luttes, d'amoindrissement et do décadence. Chacun jugera l'institution d'après les services qu'elle rendit au moyen âge pour le développement de la richesse agricole, de l'architecture et des arts dans la contrée. La Bibliothèque de Reims conserve ses plus durables trésors, ses riches archives, ses livres et ses manuscrits.

Quand sonna pour le vénérable Chapitre l'heure fatale de la suppression, il conserva une grande dignité en face de ceux qui exécutèrent le décret d'abolition, et sa lettre de protestation fut calme, digne et simple dans la forme et dans le fond. C'est une pièce historique que. Bien que le Chapitre ait joui jusqu'à la fin de ses soixante-quatorze prébendes, il ne comptait plus dans ses rangs, en , que soixante-quatre chanoines, dix prébendes ayant cessé de longue date d'avoir des titulaires.

En tête venaient les dignitaires: En ce qui concerne le lieu d'origine de ces soixante-quatre titulaires, on en distingue quinze natifs de la ville de Reims, dix-huit du diocèse de Reims, cinq de la ville de Paris, un du diocèse de Paris, deux de la ville de Châlons, deux des diocèses de Meaux, d'Angoulême et de Clermont.

La dispersion des membres étrangers au diocèse de Reims s'opéra sans doute dans un court délai, mais il resta à Reims bon nombre de chanoines rémois qui moururent dans leur ville natale, et quelques-uns même retrouvèrent plus tard leurs fonctions au choeur de la cathédrale 2.

La persistance des souvenirs a permis de retracer, depuis sa suppression, beaucoup de traditions de l'ancien Chapitre, dont avaient fait partie des hommes comme Flodoard, saint Bruno, Urbain II, le cardinal Fillastre, Etienne Baluze, Maucroix, J. C'est encore à eux qu'il faut recourir pour avoir une idée bien nette de ce que fut ce corps illustre dans le cours dos siècles.

Nous voulons ici considérer seulement sa fin. Le choeur leur a été fermé avec défense de porter l'habit de choeur, mais seulement la soutane et permission de dire des messes. Extrait du Registre des conclusions du Chapitre de l'Église métropolitaine de Reims, du mercredi 24 novembre Mr le Prévôt a dit qu'il lui avoit été signifié ce matin une délibération de l'assemblée du département de la Marne, du 8 novbre courant, de faire cesser l'office public. Au milieu de nos disgrâces, il nous étoit resté jusqu'à ce moment la consolation de pouvoir remplir les devoirs du culte public attaché à notre institution.

Aujourd'hui que des défenses rigoureuses y mettent obstacle, nous devons courber la tête sous le poids de.

Baulny, Thiery, Marchant et Deligny, qui figuraient dans la liste des chanoines en Pourrions-nous voir sans les regrets les plus amers, s'anéantir au milieu de nous et dans toutes les églises cathédrales de France, un établissement si religieux que les premiers pasteurs s'empressèrent de former dans le sein du christianisme, dès que le feu des persécutions se fut éteint, comme un moyen puissant d'attirer sur les peuples et les empires les faveurs du Ciel!

L'équité naturelle, autant que la religion, exige que les conditions stipulées par les fondateurs soient acquittées avec fidélité. Le gouvernement de l'église étant purement divin dans sa fondation et ayant été confié aux apôtres et à leurs successeurs, nous ne pouvons reconnaître d'autre organisation du clergé que celle qui est émanée de la puissance ecclésiastique Date de son entrée au Chapitre: Ludovicus Bartholomaeus Bida, presbiter Remensis et canonicus Ecclesia 3, remensis, 17 decemb.

Nicolaus Franciscus Bonaventura Pommyer de Rougemont, presbiter parisinus et canonicus, 3 7bris Franciscus Nicolaus Lagoille, presbiter remus, 18 maii Obiit astatis suae 65, 6 septemb. Sebastianus Renatus Lecomte, presbiter remus, 1a Augusti Obiit 14 Augusti , astatis suoe 86 1. Christophorus Elizabeth Favart d'Herbigny, subdiaconus remus, 28 januarii Obiit 4 septembris , astatis suae 66 2. Nicolaus Andréas Deloche, presbiter remensis, 28 julii Obiit 17 novembris , astatis suas 80 2.

Franciscus Xaverius de Gerard de Vacheres, diocesis aptensis, clericus ej usdem, 22 aprilis Interfectus 3 septembris , astatis suas 60 4. Voir son ex-libris dans les Bibliophiles rémois, par H. Il mourut en Westphalie le 1er octobre , à l'âge de 64 ans.

Ludovicus Moisson, presbiter catalaunus, 11 maii Obiit astatis suas 57, 23 martii

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Une collection ainsi formée doit être fort rare, nous n'en connaissons pas d'exemplaire en dehors de notre dépôt. Aussi, depuis longtemps, devinant ce qui s'y trouve renfermé d'utiles et curieux renseignements, nous désirions nous les assimiler, en. On y trouve la date précise de sa naissance, que ne donne pas Lacatte-Joltrois dans sa notice. Havé est né a Romain, le 4 septembre , et y a été baptisé le Sa mère était la parente du curé de Romain, qu'elle était allée voir, ce qui explique la naissance de Havé dans cette localité.

Tel est le titre primitif du recueil, et celui qui resta le plus usuel, car on cite partout les Affiches de Reims, ou simplement les Affiches di Havé. Loriquet lit souvent emploi des ressources de celte collection, et tenait en eslime son auteur, pour les renseignements qu'il procure sur les sujets les plus divers. Une occasion se présenta récemment à nous d'opérer ce dépouillement, en vue d'une double publication sur un département limitrophe, celui des Ardennes, compris presque entier dans l'ancien diocèse, le bailliage et l'élection de Reims 1.

Une vue claire et nette de bien des événements du passé se présentait alors à nos yeux en feuilletant ces pages jaunies, gardiennes de souvenirs évanouis et de faits oubliés partout ailleurs. Naturellement, nous avons pris note de nombreux détails intéressant plus particulièrement Reims, non pas de tous, à beaucoup près, car il eût fallu, pour ne rien omettre, en dresser la table sur fiches et par ordre alphabétique des noms, c'est à dire créer un véritable répertoire, qui serait le meilleur fil conducteur à travers ces mille mentions diverses 2.

Ce travail de longue haleine nous étant impossible en ce moment, nous avons voulu, du moins, condenser les plus saillantes remarques prises çà et là, en un tableau d'ensemble qui permettra de juger l'oeuvre entière. Mais avant d'entreprendre cette chronique rémoise de la fin du dernier siècle, il est indispensable de résumer la carrière de Havé et l'étendue de sa publication.

Originaire de Reims, et né, comme nous l'avons dit plus haut, à Romain, près Fismes, en , Havé fit ses études classiques et son droit à l'Université de Reims, puis il fut inscrit avocat au Parlement en Doué de talents multiples, il mena de front le soin des affaires, le culte des Muses et les recherches de l'érudition, sans pourtant se laisser absorber par aucune profession.

Il ne paraît pas, en effet, avoir plaidé longtemps, mais il n'abandonna pas son titre, ni ses relations avec les hommes de loi et avec leur clientèle qui devait le servir dans sa carrière. Il fréquenta, durant son séjour à Paris, le monde élégant comme le monde judiciaire, et remplit, de à , les fonctions de secrétaire attaché au personnel du lieutenant général de police. Havé quitta la capitale en cessant de remplir ce service d'un ordre secondaire, et revint à Reims pour y fonder aussitôt son retour un journal d'annonces, sans doute à l'instar de feuilles analogues dont il avait connu le succès et étudié les moyens d'action à Paris.

C'était une nouveauté daus sa patrie, et il fallut certainement, attirer à grand peine l'attention publique sur Futilité d'une semblable institution 1. Malgré les mécomptes dont il se plaignit amèrement et naïvement dans ses articles.

Sans nous porter garants de la valeur totale de ses opinions et de ses écrits, ce n'est que justice de reconnaître dans toute son étendue le service qu'il rendit à sa ville d'origine, en la dotant d'un organe régulier et hebdomadaire de publicité. Le publiciste, qui n'avait d'ailleurs soutenu dans sa feuille aucune thèse politique, aucun système personnel, tint bon dans la voie d'affaires qu'il s'était tracée: Numéro du id février , p.

C'était un terme honorable à ses efforts et à son zèle. Après avoir quitté cet emploi, qui resta le principal but de sa vie, Havé occupa une place de juge suppléant au tribunal civil, et en même temps appliqua ses connaissances en bibliographie, conjointement avec M.

Coquebert de Taizy, à l'organisation de la Bibliothèque publique. Dès sa jeunesse, en , il avait été choisi pour dresser le catalogue de la bibliothèque du collège des Jésuites de Reims, que l'on venait de supprimer 1. Il tenta la création, dès , d'une Bibliothèque publique à Reims avec le fonds des Jésuites et celui de Félix de La Salle, qu'il proposait d'acquérir par voie de souscription. Il échoua faute de soutien efficace 2. Il proposa enfin, en , d'établir dans le local du MontDieu , alors disponible, tous les éléments épars des anciens dépôts littéraires des abbayes et des couvents 3.

Son projet, exposé en bons termes, rempli de considérations générales et de vues particulières relativement à l'étal de l'esprit public à Reims, n'aboutit pas auprès de l'Administration municipale, qui préféra déposer à l'Hôtel de Ville les richesses d'érudition dont elle était la. D'", sur l'établissement d'une Bibliothèque publique dans la ville de Rheims.

Havé, homme de Lettres et de Loi. On transféra donc, vers , l'énorme amas de livres en réserve jusque-là dans l'abbaye de SaintRemi, au premier étage de l'Hôtel de Ville encore inachevé, et M.

Siret, professeur et censeur au Lycée, en fut établi le premier conservateur en titre 1. Havé, qui nous semble avoir ambitionné ce poste honorable, reporta tous ses soins sur sa propre collection littéraire, bien choisie et digne à tous égards des goûts éclairés d'un bibliophile 2.

Homme de Lettres et homme de Loi, comme il s'intitulait, homme d'esprit et de savoir, comme sa publication des Affiches le prouve, Havé termina en paix sa carrière à Reims, ville qu'il ne quitta jamais et où il mourut le 8 juillet , dans sa soixante-dix-septième année 3. Siret dans le Journal de Champagne du lundi 2 janvier Siret, et Simon-Étienne-Marie Siret, tous trois mineurs émancipés dem. La collection du journal de Havé est une dans son ensemble et dans son format, mais les en-têtes et les titres ont varié à l'infini, selon les régimes successifs et les nécessités du moment 1.

Le premier titre d' Affiches de Reims resta attaché dans l'usage à toute la suite du recueil,bien qu'il se soit intitulé successivement. Journal de Champagne en , puis Journal général des départements de la Marne, de la Haute-Marne, de l'Aube et des Ardennes en , et Journal général de Rheims, etc.

Il redevint les Affiches de Rheims en , et enfin le Journal de Reims et du département de la Marne en , pour finir sous la même désignation, le 27 avril Nous n'entrerons pas plus avant ici dans les détails bibliographiques déjà donnés ailleurs, et sans portée.

Il suffit de signaler les divers imprimeurs de la feuille: Cette rue formait alors, avec celles du Marc et de la Belle-Image, le quartier des hommes de loi, à proximité de l'ancien palais du présidial aujourd'hui la Chambre des Notaires et la Mission.

D'après l'énoncé des titres, on voit que la portée du journal s'étendit au loin, et que sa renommée fut très persistante à son point d'origine. C'était en réalité un honneur et un avantage pour Reims, de rester un centre sous le nouveau régime comme sous l'ancien, et de voir grouper dans son sein les renseignements d'affaires comme les nouvelles littéraires de la région. Cet avantage lui échappa lorsque Havé quitta la direction du recueil, et la suite du Journal de la Marne s'imprima a Châlons.

L'idée du fondateur resta néanmoins en permanence chez quelques courageux éditeurs rémois, et de nos jours, un but presque identique à celui des Affiches, au point de vue de la publicité des annonces, vient d'être assigné à une des nombreuses et solides entreprises de la maison Matot-Braine 1. Elle vient d'y joindre les Petites Affiches Matot-Braine, journal hebdomadaire d'Annonces judiciaires et légales, fondé en , organe des officiers ministériels de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes.

Nous parcourrons successivement dans ce but les notions que nous avons relevées louchant: Havé, qui avait étudié au Collège de l'Université de Reims, dans toute la série des classes, et suivi les cours de la Faculté de Droit, ne négligea point de recueillir dans les Affiches les renseignements scolaires.

Il donna les palmarès des distributions de prix, qui fournissent tant d'indications sur la marche des études et sur le nombre des écoliers à différentes époques.

On y retrouve bien des noms encore portés à Reims 1. Après le collège des Bons-Enfants, ce sont les Ecoles municipales de Mathématiques et de Dessin qui préoccupèrent le plus l'attention des édiles rémois. Les Affiches offrent un nombre considérable d'avis les concernant, en particulier celui de l'ouverture d'un pensionnat pour leurs élèves, en , chez les Augus 1. Augus 1 de Reims, distribution des prix du 17 août Ce sont ces mêmes religieux qui offrirent, à la mème date, un local pour l'établissement du cours public d'anatomie, qui rendit tant de services au public, grâce au dévouement du chirurgien Robin 2.

Un cours de chimie s'ouvrit ensuite, par les soins du pharmacien Boudet 3. Dans le même quartier, rue de Contrai, un artiste du nom de Suzan avait créé, en , un cours de dessin dans la maison où se tenait récemment encore un cours analogue fondé par M. Parmentier, professeur au Lycée 4.

Havé s'associa volontiers à la création d'une Bazoche à Reims, pour la formation des juristes et des orateurs; il en annonça l'établissement dans son journal 5. La mode des pensionnats en dehors des villes se faisait jour à la fin du XVIIIe siècle, à la suite de la fermeture des couvents et des anciens établissements.

Augustins de Reims, pour les Écoles de Mathématiques. Le portrait de Robin est au Musée. De même, l'instruction des jeunes filles préoccupait aussi l'opinion et faisait éclore des idées justes et pratiques, que l'on pourrait relire, peutêtre même appliquer de nos jours avec fruit 2. L'instruction populaire était mise à l'élude également, dans un article très sensé 3. La ville de Reims n'eut pas de Société savante proprement dite sous l'ancien régime, alors que les villes voisines de Soissons et de Châlons possédaient des Académies où abondaient les travaux littéraires, et où s'ouvraient des concours féconds en oeuvres d'intérêt général et d'utilité publique.

Havé n'eut garde d'omettre le compte rendu des réunions annuelles de l'Académie de Châlons, qui était placée sous le patronage de l'Intendant de Champagne et de l'Evêque de Châlons, et protégée comme une véritable institution provinciale. Dans la ville des sacres, une Société libre d'Emulation parvint cependant à s'établir, vers , en dehors de tout protectorat officiel 4.

Elle répondait aux aspirations des représentants de l'industrie et du commerce local, qui recherchaient avant tout des améliorations. On y trouve le Plan d'une École d'enseignement pour les jeunes personnes du sexe, sans signature ni indication d'auteur. Excellent article d'une portée pratique et d'un intérêt à la fois rétrospectif et actuel. Il ne fallait pas leur demander de vues supérieures, de tentatives dans une autre voie que celles des besoins positifs, mais la Société qui se forma rendit néanmoins des services appréciables.

Avec la collaboration de médecins et de négociants, beaucoup plus qu'avec l'aide de lettrés et d'érudits, elle secoua la routine et provoqua des mesures d'une réelle urgence pour l'avenir de la cité, notamment l'ouverture du cimetière de la Porte de Mars sur les indications de Caqué 2. Une association d'un autre, genre, la Société de la Triple-Union, qui était ou devint une Loge maçonnique, marquait son existence par des encouragements et des actes de bienfaisance en rapport avec les besoins du moment, et sans paraître heurter en quoi que ce soit l'opinion courante 3.

On voit au Musée de Reims un tableau de Perseval représentant la Triple Union ou l' Union du Tiers-Ordre, qui explique son but politique et son action sociale 4. Ces sujets sont de ceux qui forment en quelque sorte le domaine propre des publicistes et des écrivains modernes, parce qu'ils offrent aux sentiments généreux, comme aux idées de progrès, un essor naturel en vue de l'intérêt public et de la bienfaisance.

Havé, qui donna dans sa feuille une immense quantité de renseignements sur l'état des personnes et des propriétés, s'associa par là même aux tentatives du pouvoir royal pour la constitution du régime hypothécaire, la régularisation de l'état civil et la conservation des archives en général, et en particulier des minutes des greffes et des études de notaires 1. Il ne s'intéressa pas moins aux questions de statistique agricole et rurale.

Il établissait périodiquement les prix des grains et des farines, qui jouaient un rôle capital dans l'alimentation et jusque dans la politique quotidienne. Il avertissait les laboureurs des mesures favorables à la vente de leurs produits, selon les systèmes variables qui prévalaient alors, comme aujourd'hui, tantôt en faveur des barrières qui fermaient. Avis intéressant pour la découverte des anciens et nouveaux actes des notaires du royaume, projet d'un répertoire général des minutes des notaires de France.

Très curieuse proposition pour l'époque, et qui serait non moins opportune de nos jours. Dans les années calamiteuses, les meilleurs conseils abondaient dans ses colonnes, soit pour conjurer les pertes rendues possibles par la sécheresse et l'aridité, comme il arriva en 2 ; — soit pour prévenir les effets désastreux du froid, que l'absence de bois rendait si redoutable dans les plaines de Champagne avant les plantations de sapins 3.

On le vit bien dans le terrible hiver de , où la rigueur de la saison, l'abondance des neiges et la permanence des gelées, tous ces fléaux réunis, causèrent d'incalculables dégâts autour de Reims 4. Nécessité de planter des arbres aux bords des routes.

Le froid est devenu si excessif depuis trois semaines, que le 18 de ce mois, le thermomètre est descendu à 18 degrés au-dessous de glace Le journal de Havé alla jusqu'à proposer une recette facilitant la confection du plus indispensable des aliments 1.

Il y avait d'autres fléaux non moins redoutables que la famine, et qu'il s'agissait de combattre efficacement: Les inondations de la Suippe, en , furent l'occasion de maux inouïs dans les nombreux villages de celte vallée, mais les cotisations provoquées par la corporation des négociants rémois vinrent sans retard au secours de tant de misère, et l'un des plus actifs bienfaiteurs de la contrée fut anobli en cette circonstance 2.

Ces faits calamiteux avaient été portés à la connaissance du public par Havé, et il s'ensuivit partout une sincère commisération. Il agit de même pour les grands incendies qui désolèrent plusieurs localités 3 , à propos desquels il fit connaître et apprécier, dans un langage net et positif, les avantages procurés aux victimes par la Caisse des Incendiés, que venait de fonder le charitable archevêque de Reims,.

Suit la Soupe au bled, inventée par M. Détails dans le Journal de Champagne, du 13 juin , p. L'assistance publique n'était pas une nouveauté au XVIIIe siècle, mais il convenait de varier ses formes et ses devoirs multiples, à raison des changements survenus dans les moeurs et les institutions.

Havé sentit le besoin des réformes qui s'imposaient dans la distribution des aumônes dont les curés des paroisses étaient à Reims les dépositaires, et il publia le programme d'un règlement de M. Macquart, curé de la Madeleine, relatif à la réorganisation des secours, avec une connaissance plus exacte des besoins des malheureux, et pourvoyant à leur soulagement d'une manière plus efficace par conséquent.

Les enfants attiraient son attention en première ligne, et leur instruction ne le préoccupait pas moins que leur éducation, comme en font foi les termes de ce règlement 2. Le mariage étant la base de la famille, les penseurs et les moralistes voulaient déjà se rendre compte de son progrès ou de sa décadence.

De graves plaintes furent exprimées à cet égard, dans un rapport où les moeurs du temps étaient examinées à des points de vue divers 3. Les plaintes sont donc de tous les temps. Cependant de grands efforts tendaient à lui conserver son honneur et. Chez les familles aisées, on en célébrait l'anniversaire semi-séculaire afin d'associer à la fête toutes les générations qui s'étaient multipliées autour des aïeux 1. Pour faciliter à Reims les mariages dans les classes indigentes, on accordait des dots qui étaient remises avec solennité aux époux, en présence des magistrats et des notables de la cité 2.

Ailleurs, on imitait les fameuses dotations des Rosières, elle journal de Havé en cite un exemple assez curieux dans le diocèse de Reims 3. Voici le récit d'un double mariage qui eut lieu à l'Hôpital général de Reims en Lettre au Rédacteur des Affiches de Champagne, touchant la célébration de deux mariages fondés en l'Hôpital général de Reims.

Ils sont natifs de Reims, âgés de 77 ans chacun. Bida, curé de cette paroisse, en voir le détail et le programme dans le Journal de Champagne du 3 novembre , p. Le bureau de l'hôpital, étant chargé par une fondation de marier des filles, s'est fait présenter une liste de toutes celles qui avaient été nourries et élevées dans la maison, et qui en étaient sorties depuis quelques années.

Comme les oeuvres de charité doivent tourner, autant qu'il est possible, à l'avancement de la religion et des bonnes moeurs, le bureau s'est informé avec attention de la conduite que ces filles avaient tenue depuis qu'elles étaient rendues à la société ; il a eu la satisfaction d'apprendre que toutes celles qu'on lui présentait au nombre de vingt-cinq, s'étaient comportées d'une manière louable: Les mariages viennent d'être célébrés dans la chapelle de l'hôpital général; que ne puis-je vous rendre tout l'intérêt qu'a inspiré cette cérémonie faite avec autant de simplicité que de religion!

Le progrès moral doit marcher, en principe, parallèlement avec les améliorations matérielles. Il y a donc un intérêt social permanent à réagir contre les causes de contagion ou d'insalubrité, qui forment obstacle à la convenance et à la dignité de la vie. On remarque qu'il y eut à Reims, à la fin du dernier siècle, une tendance, des velléités, mieux que cela, des projets dans le sens d'une préservation contre les épidémies, et d'un curage des eaux croupissantes dans les fossés des remparts.

Godinot venait de doter Reims d'eau potable, c'était une réforme anticipée au nom de l'hygiène. Havé fit campagne, en , pour l'établissement d'un égout nettoyant la partie basse des Promenades et tous les quartiers voisins, à l'aide de la mise en cours régulier d'une fontaine, aujourd'hui tarie, qui avait sa source aux environs de l'ancien château des Archevêques 1. Des projets non moins salutaires se firent jour avant la fin de l'ancien régime et à la veille de la Révolution, pour garantir la salubrité des hôpitaux, très encombrés de longue date, surtout par les malades incurables et cancéreux annexés à l'Hôpital Saint-Marcoul en Le journal de Havé se fit, en , l'organe d'un voeu tendant à la création d'un nouvel établissement pour ces infortunés, et le voeu se trouva réalisé en 2.

Les bâtiments de cet Hôpital existent encore, mais ils ne sont plus affectés à des services hospitaliers. Plus tard, ce fut l'Hôtel-Dieu que l'on voulait réorganiser, et que l'on songeait à transférer dans l'abbaye de Saint-Remi, dès l'année , c'est à dire cinq ans avant la suppression du monastère, et trente ans avant que la proposition aboutît 1.

Quant à l'Hôpital général de la Charité, installé en dans l'ancien Collège des Jésuites, sa situation paraissait à tous des plus satisfaisantes, et Havé nous a laissé trace des bons rapports entretenus avec les administrateurs 2 et de l'abnégation des religieuses au moment critique où l'on sollicitait de toutes parts des dons patriotiques 3. L'Hôpital Sainte-Marthe, où l'on élevait les jeunes filles dites Magneuses, d'après la fondation de Mme de Magneux, était aussi l'objet d'encouragements et de bons soins dont la feuille de Havé a gardé trace 4.

Assy, par les filles de l'Hôpital général, le 14 décembre , dans le Journal de Champagne du 18 décembre , p. On comprend que dans ce chapitre nous ne pourrons donner que des informations bien réduites, tant les détails artistiques abondent dans la feuille de Havé. On y trouve des renseignements infinis sur les ventes d'objets d'art, la désignation de maisons de ville et de châteaux dont l'architecture et les souvenirs historiques sont dignes à tous égards de notre attention rétrospective.

Bornons-nous à reproduire les notes prises sur des faits saillants, par exemple la mise en vente des quatre superbes estampes des frères Varin, représentant les fêtes de l'inauguration de la place Royale et du monument de Louis XV 1 ; puis de celle, non moins remarquable, de Deniszart, artiste rémois, donnant le plan de la cathédrale et faisant suite aux planches gravées d'après Gentillastre 2.

Pour la musique, nous signalerons les programmes des concerts donnés pendant longtemps, chaque semaine,.

Il se vend à Reims, chez led. Sr Clouet, rue de Cérès. Le prix est de trois livres. Une attraction d'un autre genre, toujours appréciée à Reims, celle de la musique sacrée, faisait mettre en relief dans le journal de Havé les compositions de l'abbé Hardouin 2 , et l'historique de la chapelle qu'il dirigea si longtemps et avec tant de succès 3. Beaucoup d'annonces de librairie, dont un grand nombre émanaient du célèbre éditeur Cazin, ainsi que de fréquentes ventes de bibliothèques et de collections d'estampes, de tableaux, etc.

Chastelain, ouvrage précieux dont les supérieurs de ce bénédictin n'ont pas autorisé la publication, et qui est resté inédit au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque de Reims 4.

Peu de temps après la préparation de ce volume, éclatait le terrible incendie qui dévora une partie de l'abbaye de. Affiches de , p. Affiches de Reims, , p. Éloge de l'abbé Hardouin et de ses compositions d'une profonde harmonie.

Saint-Remi et la riche bibliothèque où le studieux historien avait puisé plusieurs de ses matériaux 1. Havé suivait avec attention les destinées des anciens monuments, les découvertes de médailles et de sépultures 2.

C'est ainsi qu'il nota la démolition de la porte aux Ferrons, en , avec d'intéressants détails sur les trouvailles qui furent faites dans ses fondations 3 , et qu'il fit part à Linguet des fouilles opérées par l'abbé Pluche au moulin de la Housse, en 4.

Il publia l'article du chirurgien Robin sur la regrettable destruction du labyrinthe de la Cathédrale, et celui de l'archiviste Lemoine sur les cariatides du clocher à l'ange 5. Le passage et le séjour d'artistes en tous genres à Reims sont fidèlement indiqués dans les Affiches, avec leur adresse et la spécialité de leur talent. Le nombre d'anciens portraits de famille attribués à Largillière est considérable à Reims; chacun se réclame de ce nom fameux.

Nous en avons trouvé la raison, en lisant l'avis de l'arrivée de plusieurs peintres élèves ou sous-élèves de Largillière: Les sculpteurs avaient également leur adresse dans les Affiches lorsqu'ils prenaient leur résidence à Reims, ce qui fut le cas, en , de Gauthier, originaire de ChâteauPorcien 2 , l'auteur du riche reliquaire de sainte Berthe, en l'abbaye d'Avenay, qui est ainsi décrit:.

Les amateurs pourront voir le monument original en étain de ce monument chez le Sr Lecocq, quinquaillier, sous les Loges de la Couture, où est logé cet artiste 3.

Il peint en outre la miniature pour bracelets et bagues. Il est logé chez M. Legrand, rue du Marc. Le Sr Gauthier, sculpteur, entreprend toutes sortes de statues et ornemens en pierre ou en terre cuite, de grandeur naturelle, pour les jardins, au même prix que celui de Paris. Amateur éclairé des arts, Havé protesta contre l'abandon et l'incurie qui firent perdre tant d'anciens portraits et des tableaux historiques rémois 1.

Il eût voulu voir constituer à l'Hôtel de Ville une galerie des magistrats municipaux et des célébrités locales. Il prévit que les troubles des premiers temps de la Révolution allaient disperser beaucoup d'objets précieux, en anéantir d'autres, et que rien ne serait prêt pour les sauvegarder. L'une des premières ventes annoncées en , par la feuille de Havé, est celle do l'Arquebuse, ce rendezvous séculaire de la jeunesse rémoise 2 , mais l'an 1.

Note sur un portrait en pied du maréchal de Saint-Paul, qui se trouvait chez M. Amé, et dont la trace est perdue. Réflexions sur deux anciens tableaux qui concernent la ville de Reims, où il est question d'une peinture allégorique de la rentrée de la ville de Reims sous l'obéissance de Henri IV, en , et d'un portrait de Henri Bachelier, lieutenant des habitants en L'adjudication s'en fera en l'étude de. Le nom de la rue et même l'emplacement de celle École, rendent son souvenir encore vivant dans les souvenirs rémois 3.

En même temps, la maison de l'abbaye d'Avenay était mise aux enchères 4 , avec. Me Jeunehomme, notaire royal à Reims, rue de la Prison, le vendredi 45 octobre , à une heure. S'adresser pour connaître les clauses de la vente audit Me Jeunehomme, ou au Sr Lagauche, le jeune, rue du Maillet-Vert.

Jacques-Louis Lagoille, ci-devant capitaine en chef, les Srs J. Me Jeunehomme, notaire à Reims, le 3 septembre , exposée le 20 dud. Affiches de Reims, du 25 octobre , savoir: Les enchères seront reçues les 24 octobre et 4 nov.

Los plus intéressantes annonces à relever ensuite sont celles des églises collégiales et paroissiales qui se trouvaient supprimées, édifices peu importants d'ailleurs comme ampleur, mais la plupart historiques 1. Voici la suite de quelques adjudications avec les prix d'estimation, qui peuvent donner, par comparaison, une idée de la valeur respective de ces églises.

La collégiale de Saint-Symphorien, dans la rue de ce nom, fut portée à quatorze mille livres, et le terrain de son cimetière à quatre mille. Il n'en subsiste aucun autre vestige qu'un fragment do mosaïque et un retable gothique conservés au Musée.

Ce fut le père du maréchal Drouet d'Erlon, charpentier, qui l'acquit de l'adjudicataire et en revendit le terrain et les matériaux à un entrepreneur de Paris 2. L'église Saint-Étienne et la sacristie, estimées 8, livres ; bâtiment adjacent estimé 1, livres. Presbitère tenant au chevet de l'église, estimé 4, livres. Saint-Michel, ancien réfectoire des chanoines do NotreDame, et qui subsiste encore presque entière, avec son entrée Renaissance sur la cour du Chapitre, fut mise à prix au même chiffre que le presbytère de SaintEtienne 1.

Une mention particulièrement curieuse est celle de l'église Saint-Martin, située dans l'impasse de la rue des Salines, et entièrement détruite, car Havé insistait clans une note sur la nécessité de protéger le monument ou caveau décoré de fresques qui avait été découvert en sous la tour du clocher 4. Sa voix ne fut pas entendue, et ces précieux débris de l'époque chrétienne primitive à Reims ont disparu pour toujours.

L'adjudicalion s'en fera le 29 août, à deux heures. Journal de Champagne du 29 août , p. S'adresser au Sr Lefebvre, rue des Murs. L'église Saint-Martin de Reims, avec la sacristie et le cimetière, estimés ensemble 3, livres, et l'église de Saint-Thimothée et ses deux sacristies, estimées ensemble 7, livres. Comme corollaires à ces démolitions de monuments, qui ont en somme fort peu ému l'opinion, sauf en ce qui concerne l'église Saint-Nicaise, nous trouvons dans le journal de Havé plusieurs résumés écrits d'une plume vigoureuse et indignée, dans un style net et précis, sur les détériorations et.

Beaucoup de statues, d'inscriptions, de croix, de cartouches armoriés ou non, furent impitoyablement brisés, dans les rues et aux façades des maisons 2. Le cloître de la cathédrale, qui en formait une belle annexe, et servait de lieu de réunion au public et de dépôt pour un grand nombre d'objets précieux, fut renversé de fond en comble, et une rue traversa son emplacement,en Voici l'article entier Sur la destruction des dépendances de la Cathédrale:. L'Église Cathédrale de Rheims n'aura pas pour l'honneur de cette ville, le sort de celle de Cambrai: Soit qu'on la considère comme un chef-d'oeuvre, soit qu'on la respecte comme un Temple élevé à l'Éternel,.

Désignation assez complète de l'immeuble; l'église en dépend. Il paraît au contraire qu'on a voulu relever sa magnificence extérieure en la dégageant des dépendances qui cependant lui étaient nécessaires.

Sa partie septentrionale était entourée d'un Préau garni de portiques et qui servait à la sépulture, des Cours où l'on déposait les matériaux à employer à l'entretien de cet édifice, de greniers, caves et celliers qui renfermaient les provisions alimentaires des Membres de cette Église lorsqu'ils observaient la vie commune, d'une Bibliothèque dont il a fallu déplacer à la hâte une nombreuse quantité de livres, d'une Sacristie vaste et décorée, indispensable au service divin, d'un Oratoire ou petite Chapelle, morceau d'architecture curieux, d'une belle Salle de Chapitre où dans différentes occasions se tenaient des assemblées publiques, etc.

Tout cela est en partie détruit et bientôt n'existera plus. Que prétend-on y substituer? Certes les acquéreurs ne pouvaient faire un marché plus avantageux, puisque pour une modique somme payée en mandats qu'ils vont centupler en numéraire par la vente de tous ces matériaux, ils en seront à peu près quittes en laissant le terrein vuide. Ces bâtiments qui étaient autant d'accins de l'Église, pouvaient recevoir une autre destination. Si la loi qui conservait celle-ci, en a excepté le contour de son enceinte, c'est qu'on n'a pas représenté que ces dépendances étaient par leur utilité inséparables de ce monument.

Si les cours, les réserves n'existent plus, où renfermera-t-on les bois, les. Les belles sculptures de la porte de l'ancienne sacristie devinrent dès lors visibles de la rue comme celles des autres portes de la Cathédrale. Mais comment les préservera-t-on des injures du temps et des mutilations inconscientes ou malveillantes? Où déposera-t-on les échafauds, les machines, les outils nécessaires aux ouvriers?

Il faudra donc en embarrasser les rues voisines. Qui peut répondre que ces greniers, ces magasins auxquels on a eu recours, il y a deux ans, pour y renfermer des grains, ne seront plus utiles à un approvisionnement public? Dans un teins où la convocation des Citoyens est assez fréquente, où trouver un emplacement aussi commode que la salle du cidevant Chapitre, et des environs aussi abrités que le Préau pour leur rassemblement? En levant ces pierres qui en ferment le pavé, Rheims aura-t-il encore le spectacle infect.

Vouloir isoler de toutes parts un édifice aussi considérable que l'Église Cathédrale, sous le prétexte d'en découvrir toutes les beautés de la construction, c'est l'exposer à des dommages dont on a voulu la garantir en lui donnant une enceinte extérieure; c'est en faciliter l'entrée aux voleurs et la dégradation aux malveillans. Quelle régularité la saillie des piliers du dehors peut-elle donner à une rue qui le borderait dans toute sa longueur, et quel jour des maisons bâties au Nord pourraient-elles tirer du côté opposé qui leur en deffendrait le soleil?

On sçait en général que les édifices élevés réfléchissent le vent avec impétuosité, et si jamais on ouvre une rue habitée dans la partie septentionale de cette Église, on pourra l'appeler la Rue de la Bise ou des Vandales 1. Autour de Reims, les châteaux avaient toujours été clairsemés, mais la plupart d'entre eux sombrèrent dans la tourmente: Destruction du cloître de la cathédrale, perle irréparable.

Heureusement, le domaine a été reconstitué, et les restes des constructions ont recouvré une partie de leur ancienne grandeur, ainsi qu'à Louvois. Un pavillon plus modeste, le fief de Challerange à Taissy, de pur style Louis XIII, a eu un meilleur sort et survécut intact à la vente qui suivit sa confiscation sur l'émigré Roland de Renty 2.

En même temps que les châteaux, disparurent dans la banlieue plusieurs censés des abbayes, notamment la ferme de Murigny, qui s'élevait entre Reims et Champfleury, et dont un lieudit du cadastre rappelle seul le souvenir. C'était l'un des domaines de la mense de Saint-Remi, et probablement l'une des plus anciennes localités sises aux environs immédiats de la ville 3.

Biens provenant de Nicolas Renty, dem. Les journaux actuels donnent les moindres incidents des fêtes locales: Cependant, il se préoccupait de l'organisation et de la bonne tenue des divertissements que l'on organisa dans les Promenades à plusieurs reprises.

Il eût voulu même voir y régulariser périodiquement ces réunions et ces bals en plein air, qui auraient, suivant lui, offert pendant la belle saison une honnête et facile distraction à toutes les classes de la population.

Il se plaignait de ce que les familles d'artisans se portaient de préférence dans les faubourgs, et surtout à Cormonlreuil, au risque d'incidents fâcheux et de désordres causés par des plaisirs tumultueux et grossiers 1. Les renseignements précieux à recueillir dans les Affiches de Reims sont ceux qui concernent les véritables événements publics, ceux qui marquaient dans la vie de la cité.

Citons à ce titre, et par ordre de date, quelques-unes de ces journées historiques ou de ces passages d'hôtes illustres. En , c'est la promotion au cardinalat de l'archevêque, M. Les poètes, les historiographes et les simples.

Il était temps pour le monarque d'avoir ce regain de popularité à son déclin, car au printemps suivant, il terminait un règne qui paraissait pouvoir atteindre la fin du siècle.

Il revenait de la maison de campagne de l'évêque de Soissons, pour célébrer à Reims le service solennel du roi défunt, et il passait l'Aisne sur un bac, à Missy 3 , quand son attelage et son carrosse tombèrent dans la rivière, grossie par des pluies abondantes. Pour sauver sa vie, il dut sortir de sa voiture avant qu'elle fût submergée, et se laisser emporter par le courant vers un îlot où il parvint à se suspendre à des branches de saule.

Le péril était imminent, il fallut un sauvetage véritable pour le ramener à terre, et ce fut à bon droit qu'un Te Deum fut chanté à son. Cette scène terrible et émouvante serait bien oubliée sans le récit des Affiches de Reims. On approchait d'un nouveau sacre, et la joie publique se donnait libre cours à la ville comme à la campagne. Le journal de Havé a gardé le compte rendu de la fêle du 25 août , dans le petit village d'Evergnicourt 2. Les démonstrations ne manquaient pas ailleurs, la plupart étaient sincères et spontanées, de nature à toucher les esprits et à rapprocher les coeurs.

Marmontel, qui était venu naguère passer la belle saison en Champagne et se mêler aux joyeux plaisirs des vendanges à Avenay, dans la compagnie de Mlle de Navarre 3 , revint à Reims plus tard, et fut témoin du couronnement de Louis XVI. Il écrivit à ce sujet une lettre au rédacteur des Affiches, dont le mérite littéraire n'a d'égal que la valeur historique trop peu connue 4.

Récit d'un accident arrivé le 29 mai , à Mgr de Talleyrand-Périgord, coadjuteur de l'archevêque de Reims, au passage de l'Aisne sur le bac de Missy, où il faillit périr, et du Te Deum chanté à la cathédrale, en reconnaissance de la conservation des jours de ce prélat. L'honnête citoyen qui a imaginé celte fête et qui en a fait tous les frais, est le sr Guitard de Floriban, chevalier de l'Éperon d'Or.

Lettre de Marmontel, datée de Reims, le 11 juin , rendant compte du sacre de Louis XVI et des détails de la cérémonie, de la joie universelle, etc.

On la lit encore avec charme:. Je n'ai su, mon ami, à quoi je m'engageais quand j'ai promis de vous décrire la cérémonie auguste dont j'allais être le témoin.

Tout ce qui n'intéresse que l'imagination peut se peindre, mais ce qui touche et pénètre l'âme, comment le retracer? Cela n'est pas possible: On croit se faire une assez haute idée de cette pompe solennelle, de cette fête en même temps politique et religieuse, dans laquelle, en face du ciel et de la nation, le Monarque vient imprimer un caractère plus sensible et plus inviolable encore à ses devoirs et à ses droits.

On se représente un jeune Roi, déjà connu pour vouloir le bien et pour s'en occuper sans cesse, reçu partout comme l'objet de l'espérance de ses peuples ; on le suit des yeux sur sa route, dans les villes, dans les campagnes; on l'entend louer et bénir; à Reims, cent mille de ses Sujets l'attendent, il y paraît dans tout l'éclat de Sa Majesté, cette multitude l'entoure et se presse autour de son char, l'air retentit sur son passage d'acclamations et de voeux ; jusques-là tout est simple et juste.

On peut s'imaginer encore la cordialité des Rémois, leur empressement à remplir tous les devoirs de l'hospitalité dont leur zèle passe les bornes: On n'est pas plus surpris de la magnificence d'une ville qui met sa gloire à recevoir son Roi, à le posséder dans son sein ; quoiqu'il soit rare de voir dans une si grande affluence, l'ordre, le calme, la police la plus tranquille et la plus sûre,.

Qu'est-ce donc, allez-vous me dire, qui passe la croyance et l'imagination? Est-ce la pompe même de la cérémonie? Vous auriez vu notre bon Roi car un seul an de règne lui a mérité ce titre , vous l'auriez vu, avec cet air de simplicité qui peint la candeur de son âme, sans faste, sans ostentation, sans apparence de vaine gloire, au milieu d'une pompe si propre à l'éblouir, y conserver cette dignité sage qui est la décence de son rang; mais vous savez combien la vanité le blesse, il n'a fait que se ressembler.

Qu'ai-je donc à vous dire encore? Boisgelin de Cicé, qui avait pris pour texte de son discours: Regnavit rex et sapiens erit et faciet judicium et justitiam in terni. Roi s'est montré accompagné de ce noble cortège, sur une tribune exhaussée, séparant le choeur et la nef où son Trône était élevé, et qu'il s'est assis sur ce Trône entre sa Noblesse et son Peuple ; représentez-vous ce tableau.

A peine le bruit des trompettes, des cloches, de l'artillerie annonce le couronnement, les portes s'ouvrent, le peuple, à flots pressés, inonde cette Église immense, et dans l'instant fait retentir les voûtes d'un concert de Vive le Roi, que répète en échos la multitude des assistants dont toute l'enceinte du choeur est remplie en amphithéâtres. Ces cris, mille fois renvoyés du fond du sanctuaire bien loin au delà du parvis, font taire les chants de l'Église, absorbent le son des trompettes, couvrent le bruit des cloches et celui du canon.

C'est alors qu'un attendrissement inexprimable a saisi toute l'assemblée, et que les larmes ont coulé; c'est alors que, toutes les voix étouffées par les sanglots, un mouvement involontaire a excité des battements de mains qui dans l'instant sont devenus universels.

Les Grands, la Cour, le Peuple, animés du même transport, n'ont eu que la même manière de l'exprimer; l'ivresse était au comble, et ce n'a plus été qu'une alternative rapide d'acclamations et d'applaudissements. Oublierais-je dans ce tableau ce qu'il y a de plus touchant! La Reine, qui avait suivi des yeux tous les détails de la cérémonie avec le plus tendre intérêt, immobile, attentive, et respirant à peine, ne perdant pas le Roi de vue un seul instant, soutenait son émotion et se soulageait par ses larmes ; mais au moment du grand éclat, de l'allégresse universelle, à ce moment du plus beau triomphe qu'ait jamais décerné l'amour, l'impression a été trop forte, elle n'a pu y résister, et, obligée de sortir pour respirer, elle a perdu quelques instants du plus beau jour de sa vie.

Cette scène touchante n'a fait que redoubler l'enthousiasme de l'assemblée, et quand la Reine a reparu, la Nation a rempli le plus cher des voeux de son Roi, et l'a fait jouir à son tour de l'hommage adressé aux vertus de la Reine. Un Afriquain en a été presque aussi attendri que nous. Oui, l'Envoyé de Tripoli, est devenu Français dans ce moment; j'étais auprès de lui, et je l'ai vu baigné de larmes 1. Le Roi a été accompagné jusqu'à son Palais par de nouvelles acclamations. Il a paru sensiblement louché des marques d'amour de son Peuple.

Quel nouveau gage pour la France des soins qu'il prend de son bonheur! Au sortir du Banquet, le Roi ayant appris que le Peuple, assemblé aux portes du Palais, désirait le voir encore, a fait annoncer qu'il allait se promener dans la Galerie extérieure, qui du Palais conduit au vestibule de l'Église. Le Peuple de lui-même s'est rangé en deux haies sous ce portique. Le Roi s'est avancé sans garde, sans cortège, et, seul avec la Reine, s'est promené longtemps au milieu de la foule, se laissant toucher par les uns, prêtant l'oreille aux voeux des autres, y répondant avec bonté, s'arrêtant même avec complaisance si quelqu'un voulait lui parler, donnant à tous par ses regards des témoignages de son amour 2.

Cette popularité si touchante n'a pas surpris la Ville de Reims. Elle lui était annoncée par une réponse du Roi, lorsqu'on lui avait demandé si l'on tapisserait, selon l'ancien usage, les rues par lesquelles Sa Majesté devait passer.

Point de tapisseries, a répondu le Roi ; je ne veux rien qui empêche le Peuple et moi de nous voir. Les fêtes du sacre passées, la vie de la cité reprit son cours ordinaire, mais l'année suivante on fêta la SaintLouis en l'honneur du roi, ce qui n'avait encore eu lieu. Journal du Sacre, p. L'abolition des corvées, décrétée par Louis XVI, provoquait dans les campagnes des manifestations de gratitude bruyantes et spontanées, comme on le fit à Pavant, près Nogent-l'Artaud, selon le récit inséré dans les Affiches 2.

C'étaient là les derniers jours joyeux de l'ancien régime, dont nous ne voudrions du reste pallier ni les fautes politiques, ni l'incurable détresse financière.

Il était juste néanmoins de rappeler les espérances qu'il provoqua et la gratitude populaire que lui valurent certains de ses actes. Alors, comme aujourd'hui, Reims était un lieu de passage fréquenté par des hôtes illustres: Pierre-le-Grand s'y arrêta en , on sait qu'Arthur Young y séjourna, et le journal de Havé menlionne la visile de la ville par le duc et la duchesse de Cumberland en 3 , — par le duc et la duchesse de Glocester en 4 , — enfin par l'empereur d'Allemagne en 5.

Affiches de Reims, 4 septembre Affiches de Reims, année , p. Puis un dîner au Moulinet aujourd'hui le Grand Hôtel du Lion-d'Or , clôturait la cérémonie et précédait le départ. Une autre visite, qui se répéta plusieurs fois pendant le règne de Louis XVI, fut celle des tantes du roi, Mesdames Victoire et Adélaïde de France, duchesses de Louvois.

La roule conduisant de Reims à ce village par la montagne fut entretenue soigneusement pour le trajet des princesses, la foule se rendait de Reims au château pendant leur séjour; on organisa même un service de diligence pour satisfaire au désir du public 1.

Au début de la Révolution eurent lieu des cérémonies patriotiques, celle du Serment civique, sur la place de la Couture, le 7 mars , et celle du Serment fédératif sur le Cours, le 14 juillet suivant 3. Le Sr Draveni offre au public une diligence à six places pour conduire à Louvois, pendant le séjour de Mesdames: Le prix est de 40 s. Passage à Reims du duc et de la duchesse d'Orléans, allant de Silleri à Saint-Thierry; ils assistent au spectacle de Reims, compliment en vers à la duchesse, etc.

On y trouvera un frappant tableau de l'état des esprits à cette belle aurore de la Liberté, suivant le mot de PrévostParadol, et de l'enthousiasme qui régnait au sein de la jeune Garde nationale:. Ils furent reçus à la porte de Vesle par un détachement de la Garde nationale, précédé d'une troupe de jeunes gens et de la musique militaire.

Après avoir traversé la ville, ils se rendirent sur la place de Louis XV ce Roi trop bon, qu'on se permet de diffamer, et qui ne fut coupable, hélas! Là, les jeunes gens firent une décharge de leur artillerie; parvenus à l'hôtel de ville, les Députés y déposèrent leur bannière, au milieu des acclamations du peuple et des embrassemens de la Garde nationale.

Le lendemain, rassemblés sur la place de ville, ces deux corps se visitèrent réciproquement: Le repas fut très gai, chaque santé y était célébrée par une salve de l'artillerie des jeunes gens placés dans la seconde cour du palais, et au son des instruments de la musique nationale. A six heures, les Députés furent conduits à la place de ville, pour y voir la garde montante; ensuite, mêlés avec les Gardes nationales, ils se rendirent à l'Esplanade, suspendirent la bannière.

A dix heures du soir, les Députés retournèrent à l'archevêché, où ils trouvèrent un souper servi par la Garde nationale. Ils partirent ensuite, comblés des sentimens de la plus affectueuse confraternité et y répondant par les protestations d'une sincère reconnaissance 1. Le recueil des Affiches ne donne aucun détail sur les fêtes révolutionnaires proprement dites qui furent célébrées à Reims à partir de Très différentes des réjouissances qui avaient eu lieu sous le coup de l'effusion et d'un pur patriotisme, en et , les fêtes décrétées par la Convention eurent leurs comptes rendus dans des relations officielles.

Havé était resté trop homme d'ancien régime pour se complaire dans leur description. S'il resta insensible ou dédaigneux devant ces spectacles si nouveaux et si éphémères, son attitude resta digne et calme dans les circonstances les plus critiques. Il s'en faut du tout au tout que l'on trouve dans les anciennes feuilles publiques ce qui s'étale en belle page dans les journaux contemporains, l'effroyable chronique des délits et des crimes.

Il semble, au contraire, que l'on épargnait au public tant de scandaleux détails, agents. Ce que l'on faisait connaître volontiers, c'était la punition exemplaire des coupables, leur châtiment, que l'on considérait comme un puissant mobile d'intimidation ou d'effroi pour les misérables tentés de les imiter. On rencontre dans les Affiches de Havé divers récits d'exécution à mort pour faits d'assassinats commis dans la région.

Encore sontils peu nombreux avant la Révolution. Lors de troubles qui éclatèrent en , pour le pillage des farines à Reims, quelques renseignements sont donnés sur des négociants qui se disculpent 1. Aucune mention n'est faite des massacres de septembre , fort bien connus d'ailleurs jusque dans les détails par la procédure criminelle suivie contre les sicaires. Mais les crimes, devenus si fréquents vers contre les personnes et les propriétés, donnèrent lieu à des poursuites et à des répressions dont il fallait pénétrer toutes les classes de la population.

L'ancienne complainte qui suivait le supplice ne suffisait plus, il fallait donner le procès-verbal de l'exécution capitale ou du renvoi devant un conseil de guerre pour crime de droit commun. En voici deux exemples, que nous reproduisons dans les termes mêmes où les Affiches les dénonçaient à l'opinion.

Numéro du 30 mars , p. Voilà encore quatre scélérats de moins sur le sol de la République 1. La procédure faite par l'officier de police judiciaire fut remise au Directeur du Jury, et de là envoyée au Conseil de guerre établi à Mézières pour y être jugé conformément à la loi du 29 nivôse dernier 2.

On juge suffisamment ainsi du courant criminel et des moyens de répression jugés indispensables à la fin dn siècle dernier. Nous abrégeons cette sinistre chronique. La Biographie d'une ville comme Reims, où naquirent et vécurent les célébrités les plus diverses, doit surtout s'écrire d'après les notes et les renseignements contemporains. Cette nécessité d'une minutieuse précision dans les dates, les noms et les litres de chaque.

C'est ce qui donne, pour l'époque moderne, une véritable valeur historique aux articles de nécrologie publiés au jour le jour dans les feuilles publiques, et de semblables mentions abondent dans les Affiches de Reims.

Nous en avons relevé quelques-unes, la plupart relatives à des personnalités rémoises de la fin du XVIIIe siècle. Les notices sur des célébrités antérieures n'étaient cependant pas négligées par Havé, mais ce sont des travaux de seconde main, qui peuvent offrir des inexactitudes , et auxquels nous ne recourons nous - mêmes qu'avec réserve.

Signalons cependant les notices sur l'antiquaire Bergier et sur les manuscrits qu'il laissa 1 ;. Viennent ensuite les informations quotidiennes sur des hommes notables qui disparaissaient de ce monde, entourés des regrets de leurs concitoyens. Havé en a cité soigneusement un grand nombre de à L'année suivante vient le tour du Père Fery, fameux minime et hydraulicien, qui avait employé ses connaissances au service de sa patrie et méritait bien la nécrologie suivante:.

En , ce physicien fut le premier professeur des Écoles de Mathématiques fondées en cette ville, et dont il avait formé le plan. Il seconda, par son génie, les vues bienfaisantes et généreuses de MM. Après avoir porté dans d'autres villes ses lumières sur cette science vraiment utile, il vivait retiré, sous le bon plaisir du Ministère, depuis plusieurs années, à l'Arsenal de Paris 1.

La haute noblesse n'eut jamais à Reims de nombreux représentants, mais les familles de la bourgeoisie locale, anoblies par des charges municipales ou militaires, s'étaient créé une situation prépondérante dans la ville et la région voisine, où elles possédaient des seigneuries. A l'aide des notes que publiait Havé au décès de chacun de leurs membres, on retrouve trace des alliances qu'ils avaient contractées et des fonctions qu'ils avaient remplies, sans qu'il soit besoin de consulter les registres de l'état civil.

Voici, par exemple, les notes sur la généalogie de la famille Canelle de Lalobbe, dont un allié fut gouverneur de Rocroi 2 , un membre,. Nous pourrions en énumérer beaucoup d'autres, qui tinrent un rang honorable dans l'aristocratie locale jusques et même au delà de la Révolution: Pour tout renseignement complémentaire contact: Hélène Dedours - Alain Bécue soutiendra sathèse intitulée " l'accompagnement des enseignants débutants du primaire: Michael soutiendra sa thèse intitulée: Les communautés de pratique en entreprise sous l'angle de leur animation: Le jury sera composé de: Sont explorées non seulement la place des étudiants au sein du marché du travail, mais aussi la place de ces activités dans leur parcours.

Le 12 décembre sur le Campus Croix rouge, salle polyvalente du bâtiment Recherche. Organisée par le laboratoire Cérep et la Chaire d'économie sociale et solidaire. Salle polyvalente, Maison de la recherche, Campus Croix rouge. Laot rapporteure et Maryse Bresson. Salle polyvalente, maison de la recherche, Campus Croix rouge. Le monde privé des professions se trouve ainsi placé, voire projeté, sous le regard et le débat publics.

Ce processus de publicisation et de sémiotisation fournit aux collectifs de travail une tribune providentielle pour faire voir et valoir leurs intérêts ; mais, dans le même temps, il bouscule leur capacité à produire une image cohérente et positive, en termes de contrôle des informations et de maîtrise des apparitions publiques. Ce phénomène reste un point aveugle de la recherche en sciences sociales. De même, on sait que les médias interviennent dans la constitution des identités sociales: Depuis le début des années 80, les pouvoirs publics ont accordé une nouvelle utilité sociale aux activités physiques et sportives dans leur participation à la lutte contre la crise du lien social.

Ce colloque propose ainsi de questionner les rapports qui se nouent entre les pratiques sportives et les personnes en situation de précarité:.

Quelle est la prise en compte de ces problématiques par les pouvoirs publics et le monde du travail? Pierre de Larminat soutiendra sa thèse intitulée " Spéculer pour autrui dans un monde incertain. Vous trouverez les noms des intervenants ainsi que les détails de cette journée dans le programme ci-dessous.

L'activité des auxiliaires de vie scolaire "individuel": Indications pour aller à l'amphithéâtre Durkheim: Au fond de la galerie prendre l'escalier à gauche - entresol -puis monter à l'étage ; soit par le 17 rue de la Sorbonne, traversez la cour d'honneur jusqu'à la galerie Richelieu, prendre la galerie Claude Bernard jusqu'au bout, à gauche.

Titre de la thèse: Des intentions à l'utilisation: Pierre Léna, académie des sciences, université Paris Diderot, Président de jury.

Joël Bisault, université de Picardie, Jules Verne, rapporteur. Gérard Mary, université Reims Champagne Ardenne, examinateur. La journée s'organisera en deux temps. La matinée sera consacrée à la présentation des travaux de Didier Demazière et de Pascal Roquet qui donneront lieu à une discussion avec la salle. Puis l'après-midi, des membres du Cérep exposeront leurs travaux qui seront discutés par les deux intervenants invités ainsi que par la salle. Vous êtes invités à assister à la soutenance d' Habilitation à Diriger les Recherches de Mme Leclercq Emmanuelle, intitulée:.

Mardi 18 septembre à 14 h 00 A l'amphithéâtre recherche bâtiment 13 Campus Croix Rouge 57 rue P. Il présentera ses travaux sur la complexité du travail des enseignants dans les multiples dimensions de leur activité professionnelle, dans la classe et hors de la classe. Cliquez ici pour plus de détails. Elle débutera à 14h. Ci-dessous et en pièce en pièce jointe l'appel à communication: Pour télécharger l'appel dans son intégralité: Séminaire doctoral du Cérep Rendez vous le 13 avril à 13h30 sur le Campus Croix Rouge, dans la salle du Conseil dernière étage du bâtiment Informations et questions diverses Modalités du Speed-docting en cliquant sur le lien ci-dessous: Speed-docting Photos séminaire soctoral.

Le Jury est composé de: Journée d'étude Enseigner le genre Programme. A réception d'un avis favorable du directeur-trice de thèse pré-senti-e et avant demande d'inscription à l'École Doctorale, il vous est demandé de constituer un dossier comportant: Hélène Dedours - 03 26 50 77 92 Pour tout renseignement concernant les modalités d'inscription à l'École Doctorale: Axes disciplinaires Notre programme de recherche est pluridisciplinaire.

Problématique Comment sont reçus des deux côtés de la Méditerranée les objets audiovisuels qui visent à informer tout en divertissant? Ces formes audiovisuelles aborderont principalement cinq thèmes: Travail, Représentation Syndicale et Régulations: Candidature de thèse en doctorat Les inscriptions en thèse au sein du laboratoire Cérep sont closes pour l'année Colloque Les IUT ont 50 ans et après?

Les 23 et 24 juin sur le site de Reims Inscription: Voir le programme ci-dessous. Séminaire commun du Cérep Le Séminaire commun se déroulera le 25 mars , de 9h30 à 18h, salle de la BU Sorbon. Colloque international "Médias et travail" Nouvelle visibilité, représentations et culture visuelle des groupes professionnels. Soutenance d' Habilitation à Diriger des Recherches au Cérep Tony Froissart soutiendra son HDR intitulée "Solidarisme et solidarités par les pratiques physiques, sportives ou artistiques.

Soutenance de thèse au Cérep Aurore Thérèse-Promonet soutiendra sa thèse intitulée " Du cahier de l'élève à l'activité enseignante en classe de français. Soutenance de thèse au Cérep Laurent Béjot soutiendra sa thèse intitulée " La professionnalisation des agriculteurs ardennais par la formation professionnelle continue: Le genre dans les sphères de l'éducation, de la formation et du travail.

Soutenance de thèse au Cérep Alain Bécue soutiendra sathèse intitulée " l'accompagnement des enseignants débutants du primaire: Journée d'étude en hommage à Maurice Halbwachs Programme. Journée d'études "Parcours d'engagement" Le 12 décembre sur le Campus Croix rouge, salle polyvalente du bâtiment Recherche.

Avec l'intervention de Matthieu Hély. Appel à candidatures thèse de doctorat Avant le 30 septembre Les dossiers doivent comporter: Journées scientifiques régionales sur le genre Les 1er et 2 juillet Salle polyvalente, Maison de la recherche, Campus Croix rouge Appel à communications Voir le programme.




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Dès sa jeunesse, en , il avait été choisi pour dresser le catalogue de la bibliothèque du collège des Jésuites de Reims, que l'on venait de supprimer 1. Il tenta la création, dès , d'une Bibliothèque publique à Reims avec le fonds des Jésuites et celui de Félix de La Salle, qu'il proposait d'acquérir par voie de souscription. Il échoua faute de soutien efficace 2.

Il proposa enfin, en , d'établir dans le local du MontDieu , alors disponible, tous les éléments épars des anciens dépôts littéraires des abbayes et des couvents 3. Son projet, exposé en bons termes, rempli de considérations générales et de vues particulières relativement à l'étal de l'esprit public à Reims, n'aboutit pas auprès de l'Administration municipale, qui préféra déposer à l'Hôtel de Ville les richesses d'érudition dont elle était la.

D'", sur l'établissement d'une Bibliothèque publique dans la ville de Rheims. Havé, homme de Lettres et de Loi. On transféra donc, vers , l'énorme amas de livres en réserve jusque-là dans l'abbaye de SaintRemi, au premier étage de l'Hôtel de Ville encore inachevé, et M.

Siret, professeur et censeur au Lycée, en fut établi le premier conservateur en titre 1. Havé, qui nous semble avoir ambitionné ce poste honorable, reporta tous ses soins sur sa propre collection littéraire, bien choisie et digne à tous égards des goûts éclairés d'un bibliophile 2.

Homme de Lettres et homme de Loi, comme il s'intitulait, homme d'esprit et de savoir, comme sa publication des Affiches le prouve, Havé termina en paix sa carrière à Reims, ville qu'il ne quitta jamais et où il mourut le 8 juillet , dans sa soixante-dix-septième année 3.

Siret dans le Journal de Champagne du lundi 2 janvier Siret, et Simon-Étienne-Marie Siret, tous trois mineurs émancipés dem. La collection du journal de Havé est une dans son ensemble et dans son format, mais les en-têtes et les titres ont varié à l'infini, selon les régimes successifs et les nécessités du moment 1.

Le premier titre d' Affiches de Reims resta attaché dans l'usage à toute la suite du recueil,bien qu'il se soit intitulé successivement. Journal de Champagne en , puis Journal général des départements de la Marne, de la Haute-Marne, de l'Aube et des Ardennes en , et Journal général de Rheims, etc. Il redevint les Affiches de Rheims en , et enfin le Journal de Reims et du département de la Marne en , pour finir sous la même désignation, le 27 avril Nous n'entrerons pas plus avant ici dans les détails bibliographiques déjà donnés ailleurs, et sans portée.

Il suffit de signaler les divers imprimeurs de la feuille: Cette rue formait alors, avec celles du Marc et de la Belle-Image, le quartier des hommes de loi, à proximité de l'ancien palais du présidial aujourd'hui la Chambre des Notaires et la Mission. D'après l'énoncé des titres, on voit que la portée du journal s'étendit au loin, et que sa renommée fut très persistante à son point d'origine.

C'était en réalité un honneur et un avantage pour Reims, de rester un centre sous le nouveau régime comme sous l'ancien, et de voir grouper dans son sein les renseignements d'affaires comme les nouvelles littéraires de la région. Cet avantage lui échappa lorsque Havé quitta la direction du recueil, et la suite du Journal de la Marne s'imprima a Châlons. L'idée du fondateur resta néanmoins en permanence chez quelques courageux éditeurs rémois, et de nos jours, un but presque identique à celui des Affiches, au point de vue de la publicité des annonces, vient d'être assigné à une des nombreuses et solides entreprises de la maison Matot-Braine 1.

Elle vient d'y joindre les Petites Affiches Matot-Braine, journal hebdomadaire d'Annonces judiciaires et légales, fondé en , organe des officiers ministériels de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes. Nous parcourrons successivement dans ce but les notions que nous avons relevées louchant: Havé, qui avait étudié au Collège de l'Université de Reims, dans toute la série des classes, et suivi les cours de la Faculté de Droit, ne négligea point de recueillir dans les Affiches les renseignements scolaires.

Il donna les palmarès des distributions de prix, qui fournissent tant d'indications sur la marche des études et sur le nombre des écoliers à différentes époques. On y retrouve bien des noms encore portés à Reims 1. Après le collège des Bons-Enfants, ce sont les Ecoles municipales de Mathématiques et de Dessin qui préoccupèrent le plus l'attention des édiles rémois.

Les Affiches offrent un nombre considérable d'avis les concernant, en particulier celui de l'ouverture d'un pensionnat pour leurs élèves, en , chez les Augus 1. Augus 1 de Reims, distribution des prix du 17 août Ce sont ces mêmes religieux qui offrirent, à la mème date, un local pour l'établissement du cours public d'anatomie, qui rendit tant de services au public, grâce au dévouement du chirurgien Robin 2.

Un cours de chimie s'ouvrit ensuite, par les soins du pharmacien Boudet 3. Dans le même quartier, rue de Contrai, un artiste du nom de Suzan avait créé, en , un cours de dessin dans la maison où se tenait récemment encore un cours analogue fondé par M. Parmentier, professeur au Lycée 4. Havé s'associa volontiers à la création d'une Bazoche à Reims, pour la formation des juristes et des orateurs; il en annonça l'établissement dans son journal 5.

La mode des pensionnats en dehors des villes se faisait jour à la fin du XVIIIe siècle, à la suite de la fermeture des couvents et des anciens établissements. Augustins de Reims, pour les Écoles de Mathématiques.

Le portrait de Robin est au Musée. De même, l'instruction des jeunes filles préoccupait aussi l'opinion et faisait éclore des idées justes et pratiques, que l'on pourrait relire, peutêtre même appliquer de nos jours avec fruit 2. L'instruction populaire était mise à l'élude également, dans un article très sensé 3. La ville de Reims n'eut pas de Société savante proprement dite sous l'ancien régime, alors que les villes voisines de Soissons et de Châlons possédaient des Académies où abondaient les travaux littéraires, et où s'ouvraient des concours féconds en oeuvres d'intérêt général et d'utilité publique.

Havé n'eut garde d'omettre le compte rendu des réunions annuelles de l'Académie de Châlons, qui était placée sous le patronage de l'Intendant de Champagne et de l'Evêque de Châlons, et protégée comme une véritable institution provinciale. Dans la ville des sacres, une Société libre d'Emulation parvint cependant à s'établir, vers , en dehors de tout protectorat officiel 4. Elle répondait aux aspirations des représentants de l'industrie et du commerce local, qui recherchaient avant tout des améliorations.

On y trouve le Plan d'une École d'enseignement pour les jeunes personnes du sexe, sans signature ni indication d'auteur. Excellent article d'une portée pratique et d'un intérêt à la fois rétrospectif et actuel. Il ne fallait pas leur demander de vues supérieures, de tentatives dans une autre voie que celles des besoins positifs, mais la Société qui se forma rendit néanmoins des services appréciables.

Avec la collaboration de médecins et de négociants, beaucoup plus qu'avec l'aide de lettrés et d'érudits, elle secoua la routine et provoqua des mesures d'une réelle urgence pour l'avenir de la cité, notamment l'ouverture du cimetière de la Porte de Mars sur les indications de Caqué 2.

Une association d'un autre, genre, la Société de la Triple-Union, qui était ou devint une Loge maçonnique, marquait son existence par des encouragements et des actes de bienfaisance en rapport avec les besoins du moment, et sans paraître heurter en quoi que ce soit l'opinion courante 3. On voit au Musée de Reims un tableau de Perseval représentant la Triple Union ou l' Union du Tiers-Ordre, qui explique son but politique et son action sociale 4.

Ces sujets sont de ceux qui forment en quelque sorte le domaine propre des publicistes et des écrivains modernes, parce qu'ils offrent aux sentiments généreux, comme aux idées de progrès, un essor naturel en vue de l'intérêt public et de la bienfaisance.

Havé, qui donna dans sa feuille une immense quantité de renseignements sur l'état des personnes et des propriétés, s'associa par là même aux tentatives du pouvoir royal pour la constitution du régime hypothécaire, la régularisation de l'état civil et la conservation des archives en général, et en particulier des minutes des greffes et des études de notaires 1.

Il ne s'intéressa pas moins aux questions de statistique agricole et rurale. Il établissait périodiquement les prix des grains et des farines, qui jouaient un rôle capital dans l'alimentation et jusque dans la politique quotidienne. Il avertissait les laboureurs des mesures favorables à la vente de leurs produits, selon les systèmes variables qui prévalaient alors, comme aujourd'hui, tantôt en faveur des barrières qui fermaient.

Avis intéressant pour la découverte des anciens et nouveaux actes des notaires du royaume, projet d'un répertoire général des minutes des notaires de France. Très curieuse proposition pour l'époque, et qui serait non moins opportune de nos jours. Dans les années calamiteuses, les meilleurs conseils abondaient dans ses colonnes, soit pour conjurer les pertes rendues possibles par la sécheresse et l'aridité, comme il arriva en 2 ; — soit pour prévenir les effets désastreux du froid, que l'absence de bois rendait si redoutable dans les plaines de Champagne avant les plantations de sapins 3.

On le vit bien dans le terrible hiver de , où la rigueur de la saison, l'abondance des neiges et la permanence des gelées, tous ces fléaux réunis, causèrent d'incalculables dégâts autour de Reims 4.

Nécessité de planter des arbres aux bords des routes. Le froid est devenu si excessif depuis trois semaines, que le 18 de ce mois, le thermomètre est descendu à 18 degrés au-dessous de glace Le journal de Havé alla jusqu'à proposer une recette facilitant la confection du plus indispensable des aliments 1. Il y avait d'autres fléaux non moins redoutables que la famine, et qu'il s'agissait de combattre efficacement: Les inondations de la Suippe, en , furent l'occasion de maux inouïs dans les nombreux villages de celte vallée, mais les cotisations provoquées par la corporation des négociants rémois vinrent sans retard au secours de tant de misère, et l'un des plus actifs bienfaiteurs de la contrée fut anobli en cette circonstance 2.

Ces faits calamiteux avaient été portés à la connaissance du public par Havé, et il s'ensuivit partout une sincère commisération. Il agit de même pour les grands incendies qui désolèrent plusieurs localités 3 , à propos desquels il fit connaître et apprécier, dans un langage net et positif, les avantages procurés aux victimes par la Caisse des Incendiés, que venait de fonder le charitable archevêque de Reims,.

Suit la Soupe au bled, inventée par M. Détails dans le Journal de Champagne, du 13 juin , p. L'assistance publique n'était pas une nouveauté au XVIIIe siècle, mais il convenait de varier ses formes et ses devoirs multiples, à raison des changements survenus dans les moeurs et les institutions.

Havé sentit le besoin des réformes qui s'imposaient dans la distribution des aumônes dont les curés des paroisses étaient à Reims les dépositaires, et il publia le programme d'un règlement de M. Macquart, curé de la Madeleine, relatif à la réorganisation des secours, avec une connaissance plus exacte des besoins des malheureux, et pourvoyant à leur soulagement d'une manière plus efficace par conséquent. Les enfants attiraient son attention en première ligne, et leur instruction ne le préoccupait pas moins que leur éducation, comme en font foi les termes de ce règlement 2.

Le mariage étant la base de la famille, les penseurs et les moralistes voulaient déjà se rendre compte de son progrès ou de sa décadence. De graves plaintes furent exprimées à cet égard, dans un rapport où les moeurs du temps étaient examinées à des points de vue divers 3. Les plaintes sont donc de tous les temps. Cependant de grands efforts tendaient à lui conserver son honneur et.

Chez les familles aisées, on en célébrait l'anniversaire semi-séculaire afin d'associer à la fête toutes les générations qui s'étaient multipliées autour des aïeux 1. Pour faciliter à Reims les mariages dans les classes indigentes, on accordait des dots qui étaient remises avec solennité aux époux, en présence des magistrats et des notables de la cité 2. Ailleurs, on imitait les fameuses dotations des Rosières, elle journal de Havé en cite un exemple assez curieux dans le diocèse de Reims 3.

Voici le récit d'un double mariage qui eut lieu à l'Hôpital général de Reims en Lettre au Rédacteur des Affiches de Champagne, touchant la célébration de deux mariages fondés en l'Hôpital général de Reims. Ils sont natifs de Reims, âgés de 77 ans chacun. Bida, curé de cette paroisse, en voir le détail et le programme dans le Journal de Champagne du 3 novembre , p. Le bureau de l'hôpital, étant chargé par une fondation de marier des filles, s'est fait présenter une liste de toutes celles qui avaient été nourries et élevées dans la maison, et qui en étaient sorties depuis quelques années.

Comme les oeuvres de charité doivent tourner, autant qu'il est possible, à l'avancement de la religion et des bonnes moeurs, le bureau s'est informé avec attention de la conduite que ces filles avaient tenue depuis qu'elles étaient rendues à la société ; il a eu la satisfaction d'apprendre que toutes celles qu'on lui présentait au nombre de vingt-cinq, s'étaient comportées d'une manière louable: Les mariages viennent d'être célébrés dans la chapelle de l'hôpital général; que ne puis-je vous rendre tout l'intérêt qu'a inspiré cette cérémonie faite avec autant de simplicité que de religion!

Le progrès moral doit marcher, en principe, parallèlement avec les améliorations matérielles. Il y a donc un intérêt social permanent à réagir contre les causes de contagion ou d'insalubrité, qui forment obstacle à la convenance et à la dignité de la vie. On remarque qu'il y eut à Reims, à la fin du dernier siècle, une tendance, des velléités, mieux que cela, des projets dans le sens d'une préservation contre les épidémies, et d'un curage des eaux croupissantes dans les fossés des remparts.

Godinot venait de doter Reims d'eau potable, c'était une réforme anticipée au nom de l'hygiène. Havé fit campagne, en , pour l'établissement d'un égout nettoyant la partie basse des Promenades et tous les quartiers voisins, à l'aide de la mise en cours régulier d'une fontaine, aujourd'hui tarie, qui avait sa source aux environs de l'ancien château des Archevêques 1.

Des projets non moins salutaires se firent jour avant la fin de l'ancien régime et à la veille de la Révolution, pour garantir la salubrité des hôpitaux, très encombrés de longue date, surtout par les malades incurables et cancéreux annexés à l'Hôpital Saint-Marcoul en Le journal de Havé se fit, en , l'organe d'un voeu tendant à la création d'un nouvel établissement pour ces infortunés, et le voeu se trouva réalisé en 2.

Les bâtiments de cet Hôpital existent encore, mais ils ne sont plus affectés à des services hospitaliers. Plus tard, ce fut l'Hôtel-Dieu que l'on voulait réorganiser, et que l'on songeait à transférer dans l'abbaye de Saint-Remi, dès l'année , c'est à dire cinq ans avant la suppression du monastère, et trente ans avant que la proposition aboutît 1.

Quant à l'Hôpital général de la Charité, installé en dans l'ancien Collège des Jésuites, sa situation paraissait à tous des plus satisfaisantes, et Havé nous a laissé trace des bons rapports entretenus avec les administrateurs 2 et de l'abnégation des religieuses au moment critique où l'on sollicitait de toutes parts des dons patriotiques 3.

L'Hôpital Sainte-Marthe, où l'on élevait les jeunes filles dites Magneuses, d'après la fondation de Mme de Magneux, était aussi l'objet d'encouragements et de bons soins dont la feuille de Havé a gardé trace 4.

Assy, par les filles de l'Hôpital général, le 14 décembre , dans le Journal de Champagne du 18 décembre , p. On comprend que dans ce chapitre nous ne pourrons donner que des informations bien réduites, tant les détails artistiques abondent dans la feuille de Havé.

On y trouve des renseignements infinis sur les ventes d'objets d'art, la désignation de maisons de ville et de châteaux dont l'architecture et les souvenirs historiques sont dignes à tous égards de notre attention rétrospective. Bornons-nous à reproduire les notes prises sur des faits saillants, par exemple la mise en vente des quatre superbes estampes des frères Varin, représentant les fêtes de l'inauguration de la place Royale et du monument de Louis XV 1 ; puis de celle, non moins remarquable, de Deniszart, artiste rémois, donnant le plan de la cathédrale et faisant suite aux planches gravées d'après Gentillastre 2.

Pour la musique, nous signalerons les programmes des concerts donnés pendant longtemps, chaque semaine,. Il se vend à Reims, chez led.

Sr Clouet, rue de Cérès. Le prix est de trois livres. Une attraction d'un autre genre, toujours appréciée à Reims, celle de la musique sacrée, faisait mettre en relief dans le journal de Havé les compositions de l'abbé Hardouin 2 , et l'historique de la chapelle qu'il dirigea si longtemps et avec tant de succès 3.

Beaucoup d'annonces de librairie, dont un grand nombre émanaient du célèbre éditeur Cazin, ainsi que de fréquentes ventes de bibliothèques et de collections d'estampes, de tableaux, etc.

Chastelain, ouvrage précieux dont les supérieurs de ce bénédictin n'ont pas autorisé la publication, et qui est resté inédit au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque de Reims 4. Peu de temps après la préparation de ce volume, éclatait le terrible incendie qui dévora une partie de l'abbaye de. Affiches de , p. Affiches de Reims, , p.

Éloge de l'abbé Hardouin et de ses compositions d'une profonde harmonie. Saint-Remi et la riche bibliothèque où le studieux historien avait puisé plusieurs de ses matériaux 1. Havé suivait avec attention les destinées des anciens monuments, les découvertes de médailles et de sépultures 2. C'est ainsi qu'il nota la démolition de la porte aux Ferrons, en , avec d'intéressants détails sur les trouvailles qui furent faites dans ses fondations 3 , et qu'il fit part à Linguet des fouilles opérées par l'abbé Pluche au moulin de la Housse, en 4.

Il publia l'article du chirurgien Robin sur la regrettable destruction du labyrinthe de la Cathédrale, et celui de l'archiviste Lemoine sur les cariatides du clocher à l'ange 5. Le passage et le séjour d'artistes en tous genres à Reims sont fidèlement indiqués dans les Affiches, avec leur adresse et la spécialité de leur talent. Le nombre d'anciens portraits de famille attribués à Largillière est considérable à Reims; chacun se réclame de ce nom fameux.

Nous en avons trouvé la raison, en lisant l'avis de l'arrivée de plusieurs peintres élèves ou sous-élèves de Largillière: Les sculpteurs avaient également leur adresse dans les Affiches lorsqu'ils prenaient leur résidence à Reims, ce qui fut le cas, en , de Gauthier, originaire de ChâteauPorcien 2 , l'auteur du riche reliquaire de sainte Berthe, en l'abbaye d'Avenay, qui est ainsi décrit:.

Les amateurs pourront voir le monument original en étain de ce monument chez le Sr Lecocq, quinquaillier, sous les Loges de la Couture, où est logé cet artiste 3. Il peint en outre la miniature pour bracelets et bagues. Il est logé chez M. Legrand, rue du Marc. Le Sr Gauthier, sculpteur, entreprend toutes sortes de statues et ornemens en pierre ou en terre cuite, de grandeur naturelle, pour les jardins, au même prix que celui de Paris.

Amateur éclairé des arts, Havé protesta contre l'abandon et l'incurie qui firent perdre tant d'anciens portraits et des tableaux historiques rémois 1. Il eût voulu voir constituer à l'Hôtel de Ville une galerie des magistrats municipaux et des célébrités locales. Il prévit que les troubles des premiers temps de la Révolution allaient disperser beaucoup d'objets précieux, en anéantir d'autres, et que rien ne serait prêt pour les sauvegarder.

L'une des premières ventes annoncées en , par la feuille de Havé, est celle do l'Arquebuse, ce rendezvous séculaire de la jeunesse rémoise 2 , mais l'an 1.

Note sur un portrait en pied du maréchal de Saint-Paul, qui se trouvait chez M. Amé, et dont la trace est perdue. Réflexions sur deux anciens tableaux qui concernent la ville de Reims, où il est question d'une peinture allégorique de la rentrée de la ville de Reims sous l'obéissance de Henri IV, en , et d'un portrait de Henri Bachelier, lieutenant des habitants en L'adjudication s'en fera en l'étude de. Le nom de la rue et même l'emplacement de celle École, rendent son souvenir encore vivant dans les souvenirs rémois 3.

En même temps, la maison de l'abbaye d'Avenay était mise aux enchères 4 , avec. Me Jeunehomme, notaire royal à Reims, rue de la Prison, le vendredi 45 octobre , à une heure. S'adresser pour connaître les clauses de la vente audit Me Jeunehomme, ou au Sr Lagauche, le jeune, rue du Maillet-Vert. Jacques-Louis Lagoille, ci-devant capitaine en chef, les Srs J.

Me Jeunehomme, notaire à Reims, le 3 septembre , exposée le 20 dud. Affiches de Reims, du 25 octobre , savoir: Les enchères seront reçues les 24 octobre et 4 nov. Los plus intéressantes annonces à relever ensuite sont celles des églises collégiales et paroissiales qui se trouvaient supprimées, édifices peu importants d'ailleurs comme ampleur, mais la plupart historiques 1. Voici la suite de quelques adjudications avec les prix d'estimation, qui peuvent donner, par comparaison, une idée de la valeur respective de ces églises.

La collégiale de Saint-Symphorien, dans la rue de ce nom, fut portée à quatorze mille livres, et le terrain de son cimetière à quatre mille. Il n'en subsiste aucun autre vestige qu'un fragment do mosaïque et un retable gothique conservés au Musée.

Ce fut le père du maréchal Drouet d'Erlon, charpentier, qui l'acquit de l'adjudicataire et en revendit le terrain et les matériaux à un entrepreneur de Paris 2. L'église Saint-Étienne et la sacristie, estimées 8, livres ; bâtiment adjacent estimé 1, livres.

Presbitère tenant au chevet de l'église, estimé 4, livres. Saint-Michel, ancien réfectoire des chanoines do NotreDame, et qui subsiste encore presque entière, avec son entrée Renaissance sur la cour du Chapitre, fut mise à prix au même chiffre que le presbytère de SaintEtienne 1. Une mention particulièrement curieuse est celle de l'église Saint-Martin, située dans l'impasse de la rue des Salines, et entièrement détruite, car Havé insistait clans une note sur la nécessité de protéger le monument ou caveau décoré de fresques qui avait été découvert en sous la tour du clocher 4.

Sa voix ne fut pas entendue, et ces précieux débris de l'époque chrétienne primitive à Reims ont disparu pour toujours. L'adjudicalion s'en fera le 29 août, à deux heures. Journal de Champagne du 29 août , p.

S'adresser au Sr Lefebvre, rue des Murs. L'église Saint-Martin de Reims, avec la sacristie et le cimetière, estimés ensemble 3, livres, et l'église de Saint-Thimothée et ses deux sacristies, estimées ensemble 7, livres.

Comme corollaires à ces démolitions de monuments, qui ont en somme fort peu ému l'opinion, sauf en ce qui concerne l'église Saint-Nicaise, nous trouvons dans le journal de Havé plusieurs résumés écrits d'une plume vigoureuse et indignée, dans un style net et précis, sur les détériorations et. Beaucoup de statues, d'inscriptions, de croix, de cartouches armoriés ou non, furent impitoyablement brisés, dans les rues et aux façades des maisons 2.

Le cloître de la cathédrale, qui en formait une belle annexe, et servait de lieu de réunion au public et de dépôt pour un grand nombre d'objets précieux, fut renversé de fond en comble, et une rue traversa son emplacement,en Voici l'article entier Sur la destruction des dépendances de la Cathédrale:. L'Église Cathédrale de Rheims n'aura pas pour l'honneur de cette ville, le sort de celle de Cambrai: Soit qu'on la considère comme un chef-d'oeuvre, soit qu'on la respecte comme un Temple élevé à l'Éternel,.

Désignation assez complète de l'immeuble; l'église en dépend. Il paraît au contraire qu'on a voulu relever sa magnificence extérieure en la dégageant des dépendances qui cependant lui étaient nécessaires. Sa partie septentrionale était entourée d'un Préau garni de portiques et qui servait à la sépulture, des Cours où l'on déposait les matériaux à employer à l'entretien de cet édifice, de greniers, caves et celliers qui renfermaient les provisions alimentaires des Membres de cette Église lorsqu'ils observaient la vie commune, d'une Bibliothèque dont il a fallu déplacer à la hâte une nombreuse quantité de livres, d'une Sacristie vaste et décorée, indispensable au service divin, d'un Oratoire ou petite Chapelle, morceau d'architecture curieux, d'une belle Salle de Chapitre où dans différentes occasions se tenaient des assemblées publiques, etc.

Tout cela est en partie détruit et bientôt n'existera plus. Que prétend-on y substituer? Certes les acquéreurs ne pouvaient faire un marché plus avantageux, puisque pour une modique somme payée en mandats qu'ils vont centupler en numéraire par la vente de tous ces matériaux, ils en seront à peu près quittes en laissant le terrein vuide. Ces bâtiments qui étaient autant d'accins de l'Église, pouvaient recevoir une autre destination.

Si la loi qui conservait celle-ci, en a excepté le contour de son enceinte, c'est qu'on n'a pas représenté que ces dépendances étaient par leur utilité inséparables de ce monument. Si les cours, les réserves n'existent plus, où renfermera-t-on les bois, les. Les belles sculptures de la porte de l'ancienne sacristie devinrent dès lors visibles de la rue comme celles des autres portes de la Cathédrale. Mais comment les préservera-t-on des injures du temps et des mutilations inconscientes ou malveillantes?

Où déposera-t-on les échafauds, les machines, les outils nécessaires aux ouvriers? Il faudra donc en embarrasser les rues voisines. Qui peut répondre que ces greniers, ces magasins auxquels on a eu recours, il y a deux ans, pour y renfermer des grains, ne seront plus utiles à un approvisionnement public? Dans un teins où la convocation des Citoyens est assez fréquente, où trouver un emplacement aussi commode que la salle du cidevant Chapitre, et des environs aussi abrités que le Préau pour leur rassemblement?

En levant ces pierres qui en ferment le pavé, Rheims aura-t-il encore le spectacle infect. Vouloir isoler de toutes parts un édifice aussi considérable que l'Église Cathédrale, sous le prétexte d'en découvrir toutes les beautés de la construction, c'est l'exposer à des dommages dont on a voulu la garantir en lui donnant une enceinte extérieure; c'est en faciliter l'entrée aux voleurs et la dégradation aux malveillans.

Quelle régularité la saillie des piliers du dehors peut-elle donner à une rue qui le borderait dans toute sa longueur, et quel jour des maisons bâties au Nord pourraient-elles tirer du côté opposé qui leur en deffendrait le soleil? On sçait en général que les édifices élevés réfléchissent le vent avec impétuosité, et si jamais on ouvre une rue habitée dans la partie septentionale de cette Église, on pourra l'appeler la Rue de la Bise ou des Vandales 1. Autour de Reims, les châteaux avaient toujours été clairsemés, mais la plupart d'entre eux sombrèrent dans la tourmente: Destruction du cloître de la cathédrale, perle irréparable.

Heureusement, le domaine a été reconstitué, et les restes des constructions ont recouvré une partie de leur ancienne grandeur, ainsi qu'à Louvois. Un pavillon plus modeste, le fief de Challerange à Taissy, de pur style Louis XIII, a eu un meilleur sort et survécut intact à la vente qui suivit sa confiscation sur l'émigré Roland de Renty 2. En même temps que les châteaux, disparurent dans la banlieue plusieurs censés des abbayes, notamment la ferme de Murigny, qui s'élevait entre Reims et Champfleury, et dont un lieudit du cadastre rappelle seul le souvenir.

C'était l'un des domaines de la mense de Saint-Remi, et probablement l'une des plus anciennes localités sises aux environs immédiats de la ville 3.

Biens provenant de Nicolas Renty, dem. Les journaux actuels donnent les moindres incidents des fêtes locales: Cependant, il se préoccupait de l'organisation et de la bonne tenue des divertissements que l'on organisa dans les Promenades à plusieurs reprises.

Il eût voulu même voir y régulariser périodiquement ces réunions et ces bals en plein air, qui auraient, suivant lui, offert pendant la belle saison une honnête et facile distraction à toutes les classes de la population. Il se plaignait de ce que les familles d'artisans se portaient de préférence dans les faubourgs, et surtout à Cormonlreuil, au risque d'incidents fâcheux et de désordres causés par des plaisirs tumultueux et grossiers 1.

Les renseignements précieux à recueillir dans les Affiches de Reims sont ceux qui concernent les véritables événements publics, ceux qui marquaient dans la vie de la cité. Citons à ce titre, et par ordre de date, quelques-unes de ces journées historiques ou de ces passages d'hôtes illustres. En , c'est la promotion au cardinalat de l'archevêque, M. Les poètes, les historiographes et les simples.

Il était temps pour le monarque d'avoir ce regain de popularité à son déclin, car au printemps suivant, il terminait un règne qui paraissait pouvoir atteindre la fin du siècle. Il revenait de la maison de campagne de l'évêque de Soissons, pour célébrer à Reims le service solennel du roi défunt, et il passait l'Aisne sur un bac, à Missy 3 , quand son attelage et son carrosse tombèrent dans la rivière, grossie par des pluies abondantes.

Pour sauver sa vie, il dut sortir de sa voiture avant qu'elle fût submergée, et se laisser emporter par le courant vers un îlot où il parvint à se suspendre à des branches de saule. Le péril était imminent, il fallut un sauvetage véritable pour le ramener à terre, et ce fut à bon droit qu'un Te Deum fut chanté à son. Cette scène terrible et émouvante serait bien oubliée sans le récit des Affiches de Reims. On approchait d'un nouveau sacre, et la joie publique se donnait libre cours à la ville comme à la campagne.

Le journal de Havé a gardé le compte rendu de la fêle du 25 août , dans le petit village d'Evergnicourt 2. Les démonstrations ne manquaient pas ailleurs, la plupart étaient sincères et spontanées, de nature à toucher les esprits et à rapprocher les coeurs.

Marmontel, qui était venu naguère passer la belle saison en Champagne et se mêler aux joyeux plaisirs des vendanges à Avenay, dans la compagnie de Mlle de Navarre 3 , revint à Reims plus tard, et fut témoin du couronnement de Louis XVI.

Il écrivit à ce sujet une lettre au rédacteur des Affiches, dont le mérite littéraire n'a d'égal que la valeur historique trop peu connue 4. Récit d'un accident arrivé le 29 mai , à Mgr de Talleyrand-Périgord, coadjuteur de l'archevêque de Reims, au passage de l'Aisne sur le bac de Missy, où il faillit périr, et du Te Deum chanté à la cathédrale, en reconnaissance de la conservation des jours de ce prélat. L'honnête citoyen qui a imaginé celte fête et qui en a fait tous les frais, est le sr Guitard de Floriban, chevalier de l'Éperon d'Or.

Lettre de Marmontel, datée de Reims, le 11 juin , rendant compte du sacre de Louis XVI et des détails de la cérémonie, de la joie universelle, etc. On la lit encore avec charme:. Je n'ai su, mon ami, à quoi je m'engageais quand j'ai promis de vous décrire la cérémonie auguste dont j'allais être le témoin. Tout ce qui n'intéresse que l'imagination peut se peindre, mais ce qui touche et pénètre l'âme, comment le retracer?

Cela n'est pas possible: On croit se faire une assez haute idée de cette pompe solennelle, de cette fête en même temps politique et religieuse, dans laquelle, en face du ciel et de la nation, le Monarque vient imprimer un caractère plus sensible et plus inviolable encore à ses devoirs et à ses droits. On se représente un jeune Roi, déjà connu pour vouloir le bien et pour s'en occuper sans cesse, reçu partout comme l'objet de l'espérance de ses peuples ; on le suit des yeux sur sa route, dans les villes, dans les campagnes; on l'entend louer et bénir; à Reims, cent mille de ses Sujets l'attendent, il y paraît dans tout l'éclat de Sa Majesté, cette multitude l'entoure et se presse autour de son char, l'air retentit sur son passage d'acclamations et de voeux ; jusques-là tout est simple et juste.

On peut s'imaginer encore la cordialité des Rémois, leur empressement à remplir tous les devoirs de l'hospitalité dont leur zèle passe les bornes: On n'est pas plus surpris de la magnificence d'une ville qui met sa gloire à recevoir son Roi, à le posséder dans son sein ; quoiqu'il soit rare de voir dans une si grande affluence, l'ordre, le calme, la police la plus tranquille et la plus sûre,.

Qu'est-ce donc, allez-vous me dire, qui passe la croyance et l'imagination? Est-ce la pompe même de la cérémonie? Vous auriez vu notre bon Roi car un seul an de règne lui a mérité ce titre , vous l'auriez vu, avec cet air de simplicité qui peint la candeur de son âme, sans faste, sans ostentation, sans apparence de vaine gloire, au milieu d'une pompe si propre à l'éblouir, y conserver cette dignité sage qui est la décence de son rang; mais vous savez combien la vanité le blesse, il n'a fait que se ressembler.

Qu'ai-je donc à vous dire encore? Boisgelin de Cicé, qui avait pris pour texte de son discours: Regnavit rex et sapiens erit et faciet judicium et justitiam in terni. Roi s'est montré accompagné de ce noble cortège, sur une tribune exhaussée, séparant le choeur et la nef où son Trône était élevé, et qu'il s'est assis sur ce Trône entre sa Noblesse et son Peuple ; représentez-vous ce tableau. A peine le bruit des trompettes, des cloches, de l'artillerie annonce le couronnement, les portes s'ouvrent, le peuple, à flots pressés, inonde cette Église immense, et dans l'instant fait retentir les voûtes d'un concert de Vive le Roi, que répète en échos la multitude des assistants dont toute l'enceinte du choeur est remplie en amphithéâtres.

Ces cris, mille fois renvoyés du fond du sanctuaire bien loin au delà du parvis, font taire les chants de l'Église, absorbent le son des trompettes, couvrent le bruit des cloches et celui du canon. C'est alors qu'un attendrissement inexprimable a saisi toute l'assemblée, et que les larmes ont coulé; c'est alors que, toutes les voix étouffées par les sanglots, un mouvement involontaire a excité des battements de mains qui dans l'instant sont devenus universels.

Les Grands, la Cour, le Peuple, animés du même transport, n'ont eu que la même manière de l'exprimer; l'ivresse était au comble, et ce n'a plus été qu'une alternative rapide d'acclamations et d'applaudissements.

Oublierais-je dans ce tableau ce qu'il y a de plus touchant! La Reine, qui avait suivi des yeux tous les détails de la cérémonie avec le plus tendre intérêt, immobile, attentive, et respirant à peine, ne perdant pas le Roi de vue un seul instant, soutenait son émotion et se soulageait par ses larmes ; mais au moment du grand éclat, de l'allégresse universelle, à ce moment du plus beau triomphe qu'ait jamais décerné l'amour, l'impression a été trop forte, elle n'a pu y résister, et, obligée de sortir pour respirer, elle a perdu quelques instants du plus beau jour de sa vie.

Cette scène touchante n'a fait que redoubler l'enthousiasme de l'assemblée, et quand la Reine a reparu, la Nation a rempli le plus cher des voeux de son Roi, et l'a fait jouir à son tour de l'hommage adressé aux vertus de la Reine.

Un Afriquain en a été presque aussi attendri que nous. Oui, l'Envoyé de Tripoli, est devenu Français dans ce moment; j'étais auprès de lui, et je l'ai vu baigné de larmes 1. Le Roi a été accompagné jusqu'à son Palais par de nouvelles acclamations.

Il a paru sensiblement louché des marques d'amour de son Peuple. Quel nouveau gage pour la France des soins qu'il prend de son bonheur! Au sortir du Banquet, le Roi ayant appris que le Peuple, assemblé aux portes du Palais, désirait le voir encore, a fait annoncer qu'il allait se promener dans la Galerie extérieure, qui du Palais conduit au vestibule de l'Église. Le Peuple de lui-même s'est rangé en deux haies sous ce portique.

Le Roi s'est avancé sans garde, sans cortège, et, seul avec la Reine, s'est promené longtemps au milieu de la foule, se laissant toucher par les uns, prêtant l'oreille aux voeux des autres, y répondant avec bonté, s'arrêtant même avec complaisance si quelqu'un voulait lui parler, donnant à tous par ses regards des témoignages de son amour 2.

Cette popularité si touchante n'a pas surpris la Ville de Reims. Elle lui était annoncée par une réponse du Roi, lorsqu'on lui avait demandé si l'on tapisserait, selon l'ancien usage, les rues par lesquelles Sa Majesté devait passer.

Point de tapisseries, a répondu le Roi ; je ne veux rien qui empêche le Peuple et moi de nous voir. Les fêtes du sacre passées, la vie de la cité reprit son cours ordinaire, mais l'année suivante on fêta la SaintLouis en l'honneur du roi, ce qui n'avait encore eu lieu.

Journal du Sacre, p. L'abolition des corvées, décrétée par Louis XVI, provoquait dans les campagnes des manifestations de gratitude bruyantes et spontanées, comme on le fit à Pavant, près Nogent-l'Artaud, selon le récit inséré dans les Affiches 2.

C'étaient là les derniers jours joyeux de l'ancien régime, dont nous ne voudrions du reste pallier ni les fautes politiques, ni l'incurable détresse financière.

Il était juste néanmoins de rappeler les espérances qu'il provoqua et la gratitude populaire que lui valurent certains de ses actes. Alors, comme aujourd'hui, Reims était un lieu de passage fréquenté par des hôtes illustres: Pierre-le-Grand s'y arrêta en , on sait qu'Arthur Young y séjourna, et le journal de Havé menlionne la visile de la ville par le duc et la duchesse de Cumberland en 3 , — par le duc et la duchesse de Glocester en 4 , — enfin par l'empereur d'Allemagne en 5.

Affiches de Reims, 4 septembre Affiches de Reims, année , p. Puis un dîner au Moulinet aujourd'hui le Grand Hôtel du Lion-d'Or , clôturait la cérémonie et précédait le départ. Une autre visite, qui se répéta plusieurs fois pendant le règne de Louis XVI, fut celle des tantes du roi, Mesdames Victoire et Adélaïde de France, duchesses de Louvois. La roule conduisant de Reims à ce village par la montagne fut entretenue soigneusement pour le trajet des princesses, la foule se rendait de Reims au château pendant leur séjour; on organisa même un service de diligence pour satisfaire au désir du public 1.

Au début de la Révolution eurent lieu des cérémonies patriotiques, celle du Serment civique, sur la place de la Couture, le 7 mars , et celle du Serment fédératif sur le Cours, le 14 juillet suivant 3. Le Sr Draveni offre au public une diligence à six places pour conduire à Louvois, pendant le séjour de Mesdames: Le prix est de 40 s. Passage à Reims du duc et de la duchesse d'Orléans, allant de Silleri à Saint-Thierry; ils assistent au spectacle de Reims, compliment en vers à la duchesse, etc.

On y trouvera un frappant tableau de l'état des esprits à cette belle aurore de la Liberté, suivant le mot de PrévostParadol, et de l'enthousiasme qui régnait au sein de la jeune Garde nationale:. Ils furent reçus à la porte de Vesle par un détachement de la Garde nationale, précédé d'une troupe de jeunes gens et de la musique militaire.

Après avoir traversé la ville, ils se rendirent sur la place de Louis XV ce Roi trop bon, qu'on se permet de diffamer, et qui ne fut coupable, hélas! Là, les jeunes gens firent une décharge de leur artillerie; parvenus à l'hôtel de ville, les Députés y déposèrent leur bannière, au milieu des acclamations du peuple et des embrassemens de la Garde nationale.

Le lendemain, rassemblés sur la place de ville, ces deux corps se visitèrent réciproquement: Le repas fut très gai, chaque santé y était célébrée par une salve de l'artillerie des jeunes gens placés dans la seconde cour du palais, et au son des instruments de la musique nationale.

A six heures, les Députés furent conduits à la place de ville, pour y voir la garde montante; ensuite, mêlés avec les Gardes nationales, ils se rendirent à l'Esplanade, suspendirent la bannière. A dix heures du soir, les Députés retournèrent à l'archevêché, où ils trouvèrent un souper servi par la Garde nationale. Ils partirent ensuite, comblés des sentimens de la plus affectueuse confraternité et y répondant par les protestations d'une sincère reconnaissance 1.

Le recueil des Affiches ne donne aucun détail sur les fêtes révolutionnaires proprement dites qui furent célébrées à Reims à partir de Très différentes des réjouissances qui avaient eu lieu sous le coup de l'effusion et d'un pur patriotisme, en et , les fêtes décrétées par la Convention eurent leurs comptes rendus dans des relations officielles. Havé était resté trop homme d'ancien régime pour se complaire dans leur description. S'il resta insensible ou dédaigneux devant ces spectacles si nouveaux et si éphémères, son attitude resta digne et calme dans les circonstances les plus critiques.

Il s'en faut du tout au tout que l'on trouve dans les anciennes feuilles publiques ce qui s'étale en belle page dans les journaux contemporains, l'effroyable chronique des délits et des crimes. Il semble, au contraire, que l'on épargnait au public tant de scandaleux détails, agents. Ce que l'on faisait connaître volontiers, c'était la punition exemplaire des coupables, leur châtiment, que l'on considérait comme un puissant mobile d'intimidation ou d'effroi pour les misérables tentés de les imiter.

On rencontre dans les Affiches de Havé divers récits d'exécution à mort pour faits d'assassinats commis dans la région. Encore sontils peu nombreux avant la Révolution. Lors de troubles qui éclatèrent en , pour le pillage des farines à Reims, quelques renseignements sont donnés sur des négociants qui se disculpent 1.

Aucune mention n'est faite des massacres de septembre , fort bien connus d'ailleurs jusque dans les détails par la procédure criminelle suivie contre les sicaires. Mais les crimes, devenus si fréquents vers contre les personnes et les propriétés, donnèrent lieu à des poursuites et à des répressions dont il fallait pénétrer toutes les classes de la population.

L'ancienne complainte qui suivait le supplice ne suffisait plus, il fallait donner le procès-verbal de l'exécution capitale ou du renvoi devant un conseil de guerre pour crime de droit commun. En voici deux exemples, que nous reproduisons dans les termes mêmes où les Affiches les dénonçaient à l'opinion.

Numéro du 30 mars , p. Voilà encore quatre scélérats de moins sur le sol de la République 1. La procédure faite par l'officier de police judiciaire fut remise au Directeur du Jury, et de là envoyée au Conseil de guerre établi à Mézières pour y être jugé conformément à la loi du 29 nivôse dernier 2.

On juge suffisamment ainsi du courant criminel et des moyens de répression jugés indispensables à la fin dn siècle dernier. Nous abrégeons cette sinistre chronique. La Biographie d'une ville comme Reims, où naquirent et vécurent les célébrités les plus diverses, doit surtout s'écrire d'après les notes et les renseignements contemporains.

Cette nécessité d'une minutieuse précision dans les dates, les noms et les litres de chaque. C'est ce qui donne, pour l'époque moderne, une véritable valeur historique aux articles de nécrologie publiés au jour le jour dans les feuilles publiques, et de semblables mentions abondent dans les Affiches de Reims. Nous en avons relevé quelques-unes, la plupart relatives à des personnalités rémoises de la fin du XVIIIe siècle.

Les notices sur des célébrités antérieures n'étaient cependant pas négligées par Havé, mais ce sont des travaux de seconde main, qui peuvent offrir des inexactitudes , et auxquels nous ne recourons nous - mêmes qu'avec réserve. Signalons cependant les notices sur l'antiquaire Bergier et sur les manuscrits qu'il laissa 1 ;.

Viennent ensuite les informations quotidiennes sur des hommes notables qui disparaissaient de ce monde, entourés des regrets de leurs concitoyens.

Havé en a cité soigneusement un grand nombre de à L'année suivante vient le tour du Père Fery, fameux minime et hydraulicien, qui avait employé ses connaissances au service de sa patrie et méritait bien la nécrologie suivante:.

En , ce physicien fut le premier professeur des Écoles de Mathématiques fondées en cette ville, et dont il avait formé le plan. Il seconda, par son génie, les vues bienfaisantes et généreuses de MM.

Après avoir porté dans d'autres villes ses lumières sur cette science vraiment utile, il vivait retiré, sous le bon plaisir du Ministère, depuis plusieurs années, à l'Arsenal de Paris 1. La haute noblesse n'eut jamais à Reims de nombreux représentants, mais les familles de la bourgeoisie locale, anoblies par des charges municipales ou militaires, s'étaient créé une situation prépondérante dans la ville et la région voisine, où elles possédaient des seigneuries.

A l'aide des notes que publiait Havé au décès de chacun de leurs membres, on retrouve trace des alliances qu'ils avaient contractées et des fonctions qu'ils avaient remplies, sans qu'il soit besoin de consulter les registres de l'état civil.

Voici, par exemple, les notes sur la généalogie de la famille Canelle de Lalobbe, dont un allié fut gouverneur de Rocroi 2 , un membre,. Nous pourrions en énumérer beaucoup d'autres, qui tinrent un rang honorable dans l'aristocratie locale jusques et même au delà de la Révolution: D'Origny, né à Reims, mort en cette ville, le 29 septembre , officier du régiment de Champagne, chevalier de Saint-Louis, écrivit des mémoires historiques sur l'Egypte.

Numéro du Journal de Champagne du 6 avril Tronsson du Coudray n'est pas le seul grand avocat que Reims ait fourni au barreau de Paris: Une illustration bien différente pour le pays rémois est celle de la tragédienne, si fêtée dans la capitale, Adrienne Lecouvreur, dont deux petites villes de la région revendiquaient l'origine 4. Un poète, ou si l'on veut parler selon la réalité, un auteur dramatique doué d'un talent d'agréable versificateur, Carbon, qui se faisait appeler M.

Beaucoup de ses pièces juvéniles parurent dans les Affiches, comme un appât à la renommée, mais. Blondel, avocat né à Reims, à l'Audience de la Tournelle, le 3 décembre L'orateur célèbre le rétablissement du Parlement et loue les vertus des magistrats de la chambre de la Tournelle, etc.

Le philosophe de Ferney avait d'ailleurs eu son heure dans les feuilles rémoises, il avait écrit plusieurs fois au rédacteur, et ce dernier s'empressa de donner des détails sur sa sépulture au prieuré de Scellières en Champagne 2. Les amateurs, les collectionneurs, les hommes de lettres du pays trouvaient place à l'occasion dans le recueil de Havé, ne fût-ce que par l'annonce qui indiquait la vente de leurs curiosités, de leurs livres et de leurs estampes.

Tel est le cas de Desjardins de Courcelles, peu connu dans sa patrie, bien que le Musée de Reims nous conserve son portrait 3. Plus connus et plus en honneur sont encore les médecins de la Faculté rémoise, dont les érudits aussi bien que les hommes du monde recherchaient les faveurs.

Leur place était grande, pendant leur vie, au milieu de leurs concitoyens, et à leur mort un concert d'éloges leur était décerné par la reconnaissance publique. Havé ne pouvait manquer de s'en faire l'écho, comme nous le remarquons en pour Jean-Baptiste Caqué 4 , et pour Henri Macquart l'année suivante 5. Desjardins de Courcelles, place Royale. Caqué, du 16 septembre , mentionnée dans le Journal de Champagne du 24 septembre suivant, p.

Les membres du clergé séculier et régulier qui tenaient un rang si important dans l'ancienne société rémoise, figurent à maints endroits dans la nécrologie des Affiches. Tantôt Havé donnait un aperçu de la vie des personnages, comme il le fit pour les minimes Fery et Devaux 1 , tantôt il mentionnait simplement le décès, en énumérant les titres et les qualités, s'il s'agissait de chanoines notables, comme MM.

Jacquemart, trésorier de la cathédrale 2 , et Destables, chanoine d'Auxerre, qui s'était fait connaître dans ses différentes stations 3. Un autre enfant de Reims, M. C'est encore dans le recueil de Havé que nous retrouvons la trace d'un autre chanoine, M.

Favart d'Herbigny, dont le cabinet d'histoire naturelle avait acquis tant de célébrité avant la Révolution, et qui survécut peu de temps à la suppression du chapitre: Pierre Devaux, minime, né à Reims le 30 décembre , décédé à Reims le 21 octobre , dans sa 81e année.

Indications sur ses fonctions dans l'ordre des Minimes, ses séjours à Rome, etc. Affiches de Reims, 28 juin La cathédrale de Reims célèbre à partir du 6 mai ses ans, huit siècles d'histoire de France, des premiers sacres royaux à la réconciliation franco-allemande scellée en son sein par de G La figure de Charlemagne a été l'objet de déchirements en Europe, notamment d'enjeu politique entre le et siècles entre la nation germanique qui considère le Saint-Empire romain comme le succe Clovis Ier - Wikipédia.

Grégoire de Tours fait apparaître Childéric dans son récit en , lorsque Childéric, qui déshonorait les femmes de ses sujets, provoque la colère de son peuple qui le chasse. Quelle belle ville Reims, tout comme la cathédrale, qui malheureusement souffre du temps et de l'érosion. Et si vous arrêtiez de fumer? Ne repoussez pas tout le temps la décision à demain, une fois les complications arrivées, vous vous direz si seulement j'avais arrêté The session consists first in a group therapy, and then in individual mesotherapy injections under the skin, with a small needle at both ears.

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Dès , le roi carolingien Louis le Pieux, fils de Charlemagne, choisit Reims en souvenir de Clovis pour recevoir la couronne impériale. Sa statuaire, la plus riche de toutes les cathédrales, compte plus de 2.

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Tony Froissart soutiendra son HDR intitulée "Solidarisme et solidarités par les pratiques physiques, sportives ou artistiques.

Aurore Thérèse-Promonet soutiendra sa thèse intitulée " Du cahier de l'élève à l'activité enseignante en classe de français. Etude de la trace écrite d'une séance de lecture, du CM2 à la 6e. Laurent Béjot soutiendra sa thèse intitulée " La professionnalisation des agriculteurs ardennais par la formation professionnelle continue: Les dossiers sont à déposer avant le 30 septembre et doivent comporter: Ils sont à déposer avant le 30 septembre au secrétariat du Cérep Hélène Dedours: La commission d'examen des dossiers aura lieu mi-octobre et les réponses seront adressées aux candidats dans les jours qui suivent.

Pour tout renseignement complémentaire contact: Hélène Dedours - Alain Bécue soutiendra sathèse intitulée " l'accompagnement des enseignants débutants du primaire: Michael soutiendra sa thèse intitulée: Les communautés de pratique en entreprise sous l'angle de leur animation: Le jury sera composé de: Sont explorées non seulement la place des étudiants au sein du marché du travail, mais aussi la place de ces activités dans leur parcours.

Le 12 décembre sur le Campus Croix rouge, salle polyvalente du bâtiment Recherche. Organisée par le laboratoire Cérep et la Chaire d'économie sociale et solidaire. Salle polyvalente, Maison de la recherche, Campus Croix rouge. Laot rapporteure et Maryse Bresson. Salle polyvalente, maison de la recherche, Campus Croix rouge. Le monde privé des professions se trouve ainsi placé, voire projeté, sous le regard et le débat publics. Ce processus de publicisation et de sémiotisation fournit aux collectifs de travail une tribune providentielle pour faire voir et valoir leurs intérêts ; mais, dans le même temps, il bouscule leur capacité à produire une image cohérente et positive, en termes de contrôle des informations et de maîtrise des apparitions publiques.

Ce phénomène reste un point aveugle de la recherche en sciences sociales. De même, on sait que les médias interviennent dans la constitution des identités sociales: Depuis le début des années 80, les pouvoirs publics ont accordé une nouvelle utilité sociale aux activités physiques et sportives dans leur participation à la lutte contre la crise du lien social. Ce colloque propose ainsi de questionner les rapports qui se nouent entre les pratiques sportives et les personnes en situation de précarité:.

Quelle est la prise en compte de ces problématiques par les pouvoirs publics et le monde du travail? Pierre de Larminat soutiendra sa thèse intitulée " Spéculer pour autrui dans un monde incertain. Vous trouverez les noms des intervenants ainsi que les détails de cette journée dans le programme ci-dessous. L'activité des auxiliaires de vie scolaire "individuel": Indications pour aller à l'amphithéâtre Durkheim: Au fond de la galerie prendre l'escalier à gauche - entresol -puis monter à l'étage ; soit par le 17 rue de la Sorbonne, traversez la cour d'honneur jusqu'à la galerie Richelieu, prendre la galerie Claude Bernard jusqu'au bout, à gauche.

Titre de la thèse: Des intentions à l'utilisation: Pierre Léna, académie des sciences, université Paris Diderot, Président de jury. Joël Bisault, université de Picardie, Jules Verne, rapporteur. Gérard Mary, université Reims Champagne Ardenne, examinateur. La journée s'organisera en deux temps. La matinée sera consacrée à la présentation des travaux de Didier Demazière et de Pascal Roquet qui donneront lieu à une discussion avec la salle.

Puis l'après-midi, des membres du Cérep exposeront leurs travaux qui seront discutés par les deux intervenants invités ainsi que par la salle. Vous êtes invités à assister à la soutenance d' Habilitation à Diriger les Recherches de Mme Leclercq Emmanuelle, intitulée:.

Mardi 18 septembre à 14 h 00 A l'amphithéâtre recherche bâtiment 13 Campus Croix Rouge 57 rue P. Il présentera ses travaux sur la complexité du travail des enseignants dans les multiples dimensions de leur activité professionnelle, dans la classe et hors de la classe. Cliquez ici pour plus de détails.

Elle débutera à 14h. Saint-Michel, ancien réfectoire des chanoines do NotreDame, et qui subsiste encore presque entière, avec son entrée Renaissance sur la cour du Chapitre, fut mise à prix au même chiffre que le presbytère de SaintEtienne 1. Une mention particulièrement curieuse est celle de l'église Saint-Martin, située dans l'impasse de la rue des Salines, et entièrement détruite, car Havé insistait clans une note sur la nécessité de protéger le monument ou caveau décoré de fresques qui avait été découvert en sous la tour du clocher 4.

Sa voix ne fut pas entendue, et ces précieux débris de l'époque chrétienne primitive à Reims ont disparu pour toujours. L'adjudicalion s'en fera le 29 août, à deux heures.

Journal de Champagne du 29 août , p. S'adresser au Sr Lefebvre, rue des Murs. L'église Saint-Martin de Reims, avec la sacristie et le cimetière, estimés ensemble 3, livres, et l'église de Saint-Thimothée et ses deux sacristies, estimées ensemble 7, livres. Comme corollaires à ces démolitions de monuments, qui ont en somme fort peu ému l'opinion, sauf en ce qui concerne l'église Saint-Nicaise, nous trouvons dans le journal de Havé plusieurs résumés écrits d'une plume vigoureuse et indignée, dans un style net et précis, sur les détériorations et.

Beaucoup de statues, d'inscriptions, de croix, de cartouches armoriés ou non, furent impitoyablement brisés, dans les rues et aux façades des maisons 2.

Le cloître de la cathédrale, qui en formait une belle annexe, et servait de lieu de réunion au public et de dépôt pour un grand nombre d'objets précieux, fut renversé de fond en comble, et une rue traversa son emplacement,en Voici l'article entier Sur la destruction des dépendances de la Cathédrale:. L'Église Cathédrale de Rheims n'aura pas pour l'honneur de cette ville, le sort de celle de Cambrai: Soit qu'on la considère comme un chef-d'oeuvre, soit qu'on la respecte comme un Temple élevé à l'Éternel,.

Désignation assez complète de l'immeuble; l'église en dépend. Il paraît au contraire qu'on a voulu relever sa magnificence extérieure en la dégageant des dépendances qui cependant lui étaient nécessaires.

Sa partie septentrionale était entourée d'un Préau garni de portiques et qui servait à la sépulture, des Cours où l'on déposait les matériaux à employer à l'entretien de cet édifice, de greniers, caves et celliers qui renfermaient les provisions alimentaires des Membres de cette Église lorsqu'ils observaient la vie commune, d'une Bibliothèque dont il a fallu déplacer à la hâte une nombreuse quantité de livres, d'une Sacristie vaste et décorée, indispensable au service divin, d'un Oratoire ou petite Chapelle, morceau d'architecture curieux, d'une belle Salle de Chapitre où dans différentes occasions se tenaient des assemblées publiques, etc.

Tout cela est en partie détruit et bientôt n'existera plus. Que prétend-on y substituer? Certes les acquéreurs ne pouvaient faire un marché plus avantageux, puisque pour une modique somme payée en mandats qu'ils vont centupler en numéraire par la vente de tous ces matériaux, ils en seront à peu près quittes en laissant le terrein vuide.

Ces bâtiments qui étaient autant d'accins de l'Église, pouvaient recevoir une autre destination. Si la loi qui conservait celle-ci, en a excepté le contour de son enceinte, c'est qu'on n'a pas représenté que ces dépendances étaient par leur utilité inséparables de ce monument.

Si les cours, les réserves n'existent plus, où renfermera-t-on les bois, les. Les belles sculptures de la porte de l'ancienne sacristie devinrent dès lors visibles de la rue comme celles des autres portes de la Cathédrale. Mais comment les préservera-t-on des injures du temps et des mutilations inconscientes ou malveillantes?

Où déposera-t-on les échafauds, les machines, les outils nécessaires aux ouvriers? Il faudra donc en embarrasser les rues voisines. Qui peut répondre que ces greniers, ces magasins auxquels on a eu recours, il y a deux ans, pour y renfermer des grains, ne seront plus utiles à un approvisionnement public?

Dans un teins où la convocation des Citoyens est assez fréquente, où trouver un emplacement aussi commode que la salle du cidevant Chapitre, et des environs aussi abrités que le Préau pour leur rassemblement? En levant ces pierres qui en ferment le pavé, Rheims aura-t-il encore le spectacle infect. Vouloir isoler de toutes parts un édifice aussi considérable que l'Église Cathédrale, sous le prétexte d'en découvrir toutes les beautés de la construction, c'est l'exposer à des dommages dont on a voulu la garantir en lui donnant une enceinte extérieure; c'est en faciliter l'entrée aux voleurs et la dégradation aux malveillans.

Quelle régularité la saillie des piliers du dehors peut-elle donner à une rue qui le borderait dans toute sa longueur, et quel jour des maisons bâties au Nord pourraient-elles tirer du côté opposé qui leur en deffendrait le soleil? On sçait en général que les édifices élevés réfléchissent le vent avec impétuosité, et si jamais on ouvre une rue habitée dans la partie septentionale de cette Église, on pourra l'appeler la Rue de la Bise ou des Vandales 1.

Autour de Reims, les châteaux avaient toujours été clairsemés, mais la plupart d'entre eux sombrèrent dans la tourmente: Destruction du cloître de la cathédrale, perle irréparable. Heureusement, le domaine a été reconstitué, et les restes des constructions ont recouvré une partie de leur ancienne grandeur, ainsi qu'à Louvois.

Un pavillon plus modeste, le fief de Challerange à Taissy, de pur style Louis XIII, a eu un meilleur sort et survécut intact à la vente qui suivit sa confiscation sur l'émigré Roland de Renty 2. En même temps que les châteaux, disparurent dans la banlieue plusieurs censés des abbayes, notamment la ferme de Murigny, qui s'élevait entre Reims et Champfleury, et dont un lieudit du cadastre rappelle seul le souvenir.

C'était l'un des domaines de la mense de Saint-Remi, et probablement l'une des plus anciennes localités sises aux environs immédiats de la ville 3.

Biens provenant de Nicolas Renty, dem. Les journaux actuels donnent les moindres incidents des fêtes locales: Cependant, il se préoccupait de l'organisation et de la bonne tenue des divertissements que l'on organisa dans les Promenades à plusieurs reprises. Il eût voulu même voir y régulariser périodiquement ces réunions et ces bals en plein air, qui auraient, suivant lui, offert pendant la belle saison une honnête et facile distraction à toutes les classes de la population. Il se plaignait de ce que les familles d'artisans se portaient de préférence dans les faubourgs, et surtout à Cormonlreuil, au risque d'incidents fâcheux et de désordres causés par des plaisirs tumultueux et grossiers 1.

Les renseignements précieux à recueillir dans les Affiches de Reims sont ceux qui concernent les véritables événements publics, ceux qui marquaient dans la vie de la cité. Citons à ce titre, et par ordre de date, quelques-unes de ces journées historiques ou de ces passages d'hôtes illustres.

En , c'est la promotion au cardinalat de l'archevêque, M. Les poètes, les historiographes et les simples. Il était temps pour le monarque d'avoir ce regain de popularité à son déclin, car au printemps suivant, il terminait un règne qui paraissait pouvoir atteindre la fin du siècle. Il revenait de la maison de campagne de l'évêque de Soissons, pour célébrer à Reims le service solennel du roi défunt, et il passait l'Aisne sur un bac, à Missy 3 , quand son attelage et son carrosse tombèrent dans la rivière, grossie par des pluies abondantes.

Pour sauver sa vie, il dut sortir de sa voiture avant qu'elle fût submergée, et se laisser emporter par le courant vers un îlot où il parvint à se suspendre à des branches de saule. Le péril était imminent, il fallut un sauvetage véritable pour le ramener à terre, et ce fut à bon droit qu'un Te Deum fut chanté à son. Cette scène terrible et émouvante serait bien oubliée sans le récit des Affiches de Reims. On approchait d'un nouveau sacre, et la joie publique se donnait libre cours à la ville comme à la campagne.

Le journal de Havé a gardé le compte rendu de la fêle du 25 août , dans le petit village d'Evergnicourt 2. Les démonstrations ne manquaient pas ailleurs, la plupart étaient sincères et spontanées, de nature à toucher les esprits et à rapprocher les coeurs. Marmontel, qui était venu naguère passer la belle saison en Champagne et se mêler aux joyeux plaisirs des vendanges à Avenay, dans la compagnie de Mlle de Navarre 3 , revint à Reims plus tard, et fut témoin du couronnement de Louis XVI.

Il écrivit à ce sujet une lettre au rédacteur des Affiches, dont le mérite littéraire n'a d'égal que la valeur historique trop peu connue 4. Récit d'un accident arrivé le 29 mai , à Mgr de Talleyrand-Périgord, coadjuteur de l'archevêque de Reims, au passage de l'Aisne sur le bac de Missy, où il faillit périr, et du Te Deum chanté à la cathédrale, en reconnaissance de la conservation des jours de ce prélat. L'honnête citoyen qui a imaginé celte fête et qui en a fait tous les frais, est le sr Guitard de Floriban, chevalier de l'Éperon d'Or.

Lettre de Marmontel, datée de Reims, le 11 juin , rendant compte du sacre de Louis XVI et des détails de la cérémonie, de la joie universelle, etc. On la lit encore avec charme:. Je n'ai su, mon ami, à quoi je m'engageais quand j'ai promis de vous décrire la cérémonie auguste dont j'allais être le témoin. Tout ce qui n'intéresse que l'imagination peut se peindre, mais ce qui touche et pénètre l'âme, comment le retracer?

Cela n'est pas possible: On croit se faire une assez haute idée de cette pompe solennelle, de cette fête en même temps politique et religieuse, dans laquelle, en face du ciel et de la nation, le Monarque vient imprimer un caractère plus sensible et plus inviolable encore à ses devoirs et à ses droits.

On se représente un jeune Roi, déjà connu pour vouloir le bien et pour s'en occuper sans cesse, reçu partout comme l'objet de l'espérance de ses peuples ; on le suit des yeux sur sa route, dans les villes, dans les campagnes; on l'entend louer et bénir; à Reims, cent mille de ses Sujets l'attendent, il y paraît dans tout l'éclat de Sa Majesté, cette multitude l'entoure et se presse autour de son char, l'air retentit sur son passage d'acclamations et de voeux ; jusques-là tout est simple et juste.

On peut s'imaginer encore la cordialité des Rémois, leur empressement à remplir tous les devoirs de l'hospitalité dont leur zèle passe les bornes: On n'est pas plus surpris de la magnificence d'une ville qui met sa gloire à recevoir son Roi, à le posséder dans son sein ; quoiqu'il soit rare de voir dans une si grande affluence, l'ordre, le calme, la police la plus tranquille et la plus sûre,.

Qu'est-ce donc, allez-vous me dire, qui passe la croyance et l'imagination? Est-ce la pompe même de la cérémonie? Vous auriez vu notre bon Roi car un seul an de règne lui a mérité ce titre , vous l'auriez vu, avec cet air de simplicité qui peint la candeur de son âme, sans faste, sans ostentation, sans apparence de vaine gloire, au milieu d'une pompe si propre à l'éblouir, y conserver cette dignité sage qui est la décence de son rang; mais vous savez combien la vanité le blesse, il n'a fait que se ressembler.

Qu'ai-je donc à vous dire encore? Boisgelin de Cicé, qui avait pris pour texte de son discours: Regnavit rex et sapiens erit et faciet judicium et justitiam in terni.

Roi s'est montré accompagné de ce noble cortège, sur une tribune exhaussée, séparant le choeur et la nef où son Trône était élevé, et qu'il s'est assis sur ce Trône entre sa Noblesse et son Peuple ; représentez-vous ce tableau. A peine le bruit des trompettes, des cloches, de l'artillerie annonce le couronnement, les portes s'ouvrent, le peuple, à flots pressés, inonde cette Église immense, et dans l'instant fait retentir les voûtes d'un concert de Vive le Roi, que répète en échos la multitude des assistants dont toute l'enceinte du choeur est remplie en amphithéâtres.

Ces cris, mille fois renvoyés du fond du sanctuaire bien loin au delà du parvis, font taire les chants de l'Église, absorbent le son des trompettes, couvrent le bruit des cloches et celui du canon. C'est alors qu'un attendrissement inexprimable a saisi toute l'assemblée, et que les larmes ont coulé; c'est alors que, toutes les voix étouffées par les sanglots, un mouvement involontaire a excité des battements de mains qui dans l'instant sont devenus universels.

Les Grands, la Cour, le Peuple, animés du même transport, n'ont eu que la même manière de l'exprimer; l'ivresse était au comble, et ce n'a plus été qu'une alternative rapide d'acclamations et d'applaudissements.

Oublierais-je dans ce tableau ce qu'il y a de plus touchant! La Reine, qui avait suivi des yeux tous les détails de la cérémonie avec le plus tendre intérêt, immobile, attentive, et respirant à peine, ne perdant pas le Roi de vue un seul instant, soutenait son émotion et se soulageait par ses larmes ; mais au moment du grand éclat, de l'allégresse universelle, à ce moment du plus beau triomphe qu'ait jamais décerné l'amour, l'impression a été trop forte, elle n'a pu y résister, et, obligée de sortir pour respirer, elle a perdu quelques instants du plus beau jour de sa vie.

Cette scène touchante n'a fait que redoubler l'enthousiasme de l'assemblée, et quand la Reine a reparu, la Nation a rempli le plus cher des voeux de son Roi, et l'a fait jouir à son tour de l'hommage adressé aux vertus de la Reine. Un Afriquain en a été presque aussi attendri que nous. Oui, l'Envoyé de Tripoli, est devenu Français dans ce moment; j'étais auprès de lui, et je l'ai vu baigné de larmes 1. Le Roi a été accompagné jusqu'à son Palais par de nouvelles acclamations. Il a paru sensiblement louché des marques d'amour de son Peuple.

Quel nouveau gage pour la France des soins qu'il prend de son bonheur! Au sortir du Banquet, le Roi ayant appris que le Peuple, assemblé aux portes du Palais, désirait le voir encore, a fait annoncer qu'il allait se promener dans la Galerie extérieure, qui du Palais conduit au vestibule de l'Église. Le Peuple de lui-même s'est rangé en deux haies sous ce portique.

Le Roi s'est avancé sans garde, sans cortège, et, seul avec la Reine, s'est promené longtemps au milieu de la foule, se laissant toucher par les uns, prêtant l'oreille aux voeux des autres, y répondant avec bonté, s'arrêtant même avec complaisance si quelqu'un voulait lui parler, donnant à tous par ses regards des témoignages de son amour 2.

Cette popularité si touchante n'a pas surpris la Ville de Reims. Elle lui était annoncée par une réponse du Roi, lorsqu'on lui avait demandé si l'on tapisserait, selon l'ancien usage, les rues par lesquelles Sa Majesté devait passer. Point de tapisseries, a répondu le Roi ; je ne veux rien qui empêche le Peuple et moi de nous voir. Les fêtes du sacre passées, la vie de la cité reprit son cours ordinaire, mais l'année suivante on fêta la SaintLouis en l'honneur du roi, ce qui n'avait encore eu lieu.

Journal du Sacre, p. L'abolition des corvées, décrétée par Louis XVI, provoquait dans les campagnes des manifestations de gratitude bruyantes et spontanées, comme on le fit à Pavant, près Nogent-l'Artaud, selon le récit inséré dans les Affiches 2.

C'étaient là les derniers jours joyeux de l'ancien régime, dont nous ne voudrions du reste pallier ni les fautes politiques, ni l'incurable détresse financière. Il était juste néanmoins de rappeler les espérances qu'il provoqua et la gratitude populaire que lui valurent certains de ses actes.

Alors, comme aujourd'hui, Reims était un lieu de passage fréquenté par des hôtes illustres: Pierre-le-Grand s'y arrêta en , on sait qu'Arthur Young y séjourna, et le journal de Havé menlionne la visile de la ville par le duc et la duchesse de Cumberland en 3 , — par le duc et la duchesse de Glocester en 4 , — enfin par l'empereur d'Allemagne en 5.

Affiches de Reims, 4 septembre Affiches de Reims, année , p. Puis un dîner au Moulinet aujourd'hui le Grand Hôtel du Lion-d'Or , clôturait la cérémonie et précédait le départ. Une autre visite, qui se répéta plusieurs fois pendant le règne de Louis XVI, fut celle des tantes du roi, Mesdames Victoire et Adélaïde de France, duchesses de Louvois. La roule conduisant de Reims à ce village par la montagne fut entretenue soigneusement pour le trajet des princesses, la foule se rendait de Reims au château pendant leur séjour; on organisa même un service de diligence pour satisfaire au désir du public 1.

Au début de la Révolution eurent lieu des cérémonies patriotiques, celle du Serment civique, sur la place de la Couture, le 7 mars , et celle du Serment fédératif sur le Cours, le 14 juillet suivant 3. Le Sr Draveni offre au public une diligence à six places pour conduire à Louvois, pendant le séjour de Mesdames: Le prix est de 40 s. Passage à Reims du duc et de la duchesse d'Orléans, allant de Silleri à Saint-Thierry; ils assistent au spectacle de Reims, compliment en vers à la duchesse, etc.

On y trouvera un frappant tableau de l'état des esprits à cette belle aurore de la Liberté, suivant le mot de PrévostParadol, et de l'enthousiasme qui régnait au sein de la jeune Garde nationale:. Ils furent reçus à la porte de Vesle par un détachement de la Garde nationale, précédé d'une troupe de jeunes gens et de la musique militaire.

Après avoir traversé la ville, ils se rendirent sur la place de Louis XV ce Roi trop bon, qu'on se permet de diffamer, et qui ne fut coupable, hélas! Là, les jeunes gens firent une décharge de leur artillerie; parvenus à l'hôtel de ville, les Députés y déposèrent leur bannière, au milieu des acclamations du peuple et des embrassemens de la Garde nationale.

Le lendemain, rassemblés sur la place de ville, ces deux corps se visitèrent réciproquement: Le repas fut très gai, chaque santé y était célébrée par une salve de l'artillerie des jeunes gens placés dans la seconde cour du palais, et au son des instruments de la musique nationale. A six heures, les Députés furent conduits à la place de ville, pour y voir la garde montante; ensuite, mêlés avec les Gardes nationales, ils se rendirent à l'Esplanade, suspendirent la bannière.

A dix heures du soir, les Députés retournèrent à l'archevêché, où ils trouvèrent un souper servi par la Garde nationale. Ils partirent ensuite, comblés des sentimens de la plus affectueuse confraternité et y répondant par les protestations d'une sincère reconnaissance 1. Le recueil des Affiches ne donne aucun détail sur les fêtes révolutionnaires proprement dites qui furent célébrées à Reims à partir de Très différentes des réjouissances qui avaient eu lieu sous le coup de l'effusion et d'un pur patriotisme, en et , les fêtes décrétées par la Convention eurent leurs comptes rendus dans des relations officielles.

Havé était resté trop homme d'ancien régime pour se complaire dans leur description. S'il resta insensible ou dédaigneux devant ces spectacles si nouveaux et si éphémères, son attitude resta digne et calme dans les circonstances les plus critiques. Il s'en faut du tout au tout que l'on trouve dans les anciennes feuilles publiques ce qui s'étale en belle page dans les journaux contemporains, l'effroyable chronique des délits et des crimes.

Il semble, au contraire, que l'on épargnait au public tant de scandaleux détails, agents. Ce que l'on faisait connaître volontiers, c'était la punition exemplaire des coupables, leur châtiment, que l'on considérait comme un puissant mobile d'intimidation ou d'effroi pour les misérables tentés de les imiter.

On rencontre dans les Affiches de Havé divers récits d'exécution à mort pour faits d'assassinats commis dans la région.

Encore sontils peu nombreux avant la Révolution. Lors de troubles qui éclatèrent en , pour le pillage des farines à Reims, quelques renseignements sont donnés sur des négociants qui se disculpent 1. Aucune mention n'est faite des massacres de septembre , fort bien connus d'ailleurs jusque dans les détails par la procédure criminelle suivie contre les sicaires.

Mais les crimes, devenus si fréquents vers contre les personnes et les propriétés, donnèrent lieu à des poursuites et à des répressions dont il fallait pénétrer toutes les classes de la population. L'ancienne complainte qui suivait le supplice ne suffisait plus, il fallait donner le procès-verbal de l'exécution capitale ou du renvoi devant un conseil de guerre pour crime de droit commun. En voici deux exemples, que nous reproduisons dans les termes mêmes où les Affiches les dénonçaient à l'opinion.

Numéro du 30 mars , p. Voilà encore quatre scélérats de moins sur le sol de la République 1. La procédure faite par l'officier de police judiciaire fut remise au Directeur du Jury, et de là envoyée au Conseil de guerre établi à Mézières pour y être jugé conformément à la loi du 29 nivôse dernier 2. On juge suffisamment ainsi du courant criminel et des moyens de répression jugés indispensables à la fin dn siècle dernier. Nous abrégeons cette sinistre chronique. La Biographie d'une ville comme Reims, où naquirent et vécurent les célébrités les plus diverses, doit surtout s'écrire d'après les notes et les renseignements contemporains.

Cette nécessité d'une minutieuse précision dans les dates, les noms et les litres de chaque. C'est ce qui donne, pour l'époque moderne, une véritable valeur historique aux articles de nécrologie publiés au jour le jour dans les feuilles publiques, et de semblables mentions abondent dans les Affiches de Reims.

Nous en avons relevé quelques-unes, la plupart relatives à des personnalités rémoises de la fin du XVIIIe siècle. Les notices sur des célébrités antérieures n'étaient cependant pas négligées par Havé, mais ce sont des travaux de seconde main, qui peuvent offrir des inexactitudes , et auxquels nous ne recourons nous - mêmes qu'avec réserve.

Signalons cependant les notices sur l'antiquaire Bergier et sur les manuscrits qu'il laissa 1 ;. Viennent ensuite les informations quotidiennes sur des hommes notables qui disparaissaient de ce monde, entourés des regrets de leurs concitoyens.

Havé en a cité soigneusement un grand nombre de à L'année suivante vient le tour du Père Fery, fameux minime et hydraulicien, qui avait employé ses connaissances au service de sa patrie et méritait bien la nécrologie suivante:.

En , ce physicien fut le premier professeur des Écoles de Mathématiques fondées en cette ville, et dont il avait formé le plan. Il seconda, par son génie, les vues bienfaisantes et généreuses de MM. Après avoir porté dans d'autres villes ses lumières sur cette science vraiment utile, il vivait retiré, sous le bon plaisir du Ministère, depuis plusieurs années, à l'Arsenal de Paris 1. La haute noblesse n'eut jamais à Reims de nombreux représentants, mais les familles de la bourgeoisie locale, anoblies par des charges municipales ou militaires, s'étaient créé une situation prépondérante dans la ville et la région voisine, où elles possédaient des seigneuries.

A l'aide des notes que publiait Havé au décès de chacun de leurs membres, on retrouve trace des alliances qu'ils avaient contractées et des fonctions qu'ils avaient remplies, sans qu'il soit besoin de consulter les registres de l'état civil. Voici, par exemple, les notes sur la généalogie de la famille Canelle de Lalobbe, dont un allié fut gouverneur de Rocroi 2 , un membre,.

Nous pourrions en énumérer beaucoup d'autres, qui tinrent un rang honorable dans l'aristocratie locale jusques et même au delà de la Révolution: D'Origny, né à Reims, mort en cette ville, le 29 septembre , officier du régiment de Champagne, chevalier de Saint-Louis, écrivit des mémoires historiques sur l'Egypte.

Numéro du Journal de Champagne du 6 avril Tronsson du Coudray n'est pas le seul grand avocat que Reims ait fourni au barreau de Paris: Une illustration bien différente pour le pays rémois est celle de la tragédienne, si fêtée dans la capitale, Adrienne Lecouvreur, dont deux petites villes de la région revendiquaient l'origine 4.

Un poète, ou si l'on veut parler selon la réalité, un auteur dramatique doué d'un talent d'agréable versificateur, Carbon, qui se faisait appeler M. Beaucoup de ses pièces juvéniles parurent dans les Affiches, comme un appât à la renommée, mais.

Blondel, avocat né à Reims, à l'Audience de la Tournelle, le 3 décembre L'orateur célèbre le rétablissement du Parlement et loue les vertus des magistrats de la chambre de la Tournelle, etc.

Le philosophe de Ferney avait d'ailleurs eu son heure dans les feuilles rémoises, il avait écrit plusieurs fois au rédacteur, et ce dernier s'empressa de donner des détails sur sa sépulture au prieuré de Scellières en Champagne 2. Les amateurs, les collectionneurs, les hommes de lettres du pays trouvaient place à l'occasion dans le recueil de Havé, ne fût-ce que par l'annonce qui indiquait la vente de leurs curiosités, de leurs livres et de leurs estampes.

Tel est le cas de Desjardins de Courcelles, peu connu dans sa patrie, bien que le Musée de Reims nous conserve son portrait 3. Plus connus et plus en honneur sont encore les médecins de la Faculté rémoise, dont les érudits aussi bien que les hommes du monde recherchaient les faveurs. Leur place était grande, pendant leur vie, au milieu de leurs concitoyens, et à leur mort un concert d'éloges leur était décerné par la reconnaissance publique.

Havé ne pouvait manquer de s'en faire l'écho, comme nous le remarquons en pour Jean-Baptiste Caqué 4 , et pour Henri Macquart l'année suivante 5. Desjardins de Courcelles, place Royale. Caqué, du 16 septembre , mentionnée dans le Journal de Champagne du 24 septembre suivant, p. Les membres du clergé séculier et régulier qui tenaient un rang si important dans l'ancienne société rémoise, figurent à maints endroits dans la nécrologie des Affiches.

Tantôt Havé donnait un aperçu de la vie des personnages, comme il le fit pour les minimes Fery et Devaux 1 , tantôt il mentionnait simplement le décès, en énumérant les titres et les qualités, s'il s'agissait de chanoines notables, comme MM. Jacquemart, trésorier de la cathédrale 2 , et Destables, chanoine d'Auxerre, qui s'était fait connaître dans ses différentes stations 3.

Un autre enfant de Reims, M. C'est encore dans le recueil de Havé que nous retrouvons la trace d'un autre chanoine, M. Favart d'Herbigny, dont le cabinet d'histoire naturelle avait acquis tant de célébrité avant la Révolution, et qui survécut peu de temps à la suppression du chapitre: Pierre Devaux, minime, né à Reims le 30 décembre , décédé à Reims le 21 octobre , dans sa 81e année.

Indications sur ses fonctions dans l'ordre des Minimes, ses séjours à Rome, etc. Affiches de Reims, 28 juin La vie de famille, le négoce, les transactions suivaient leur cours, tandis que s'opéraient des luttes fratricides au dedans et glorieuses au dehors. Les personnages de l'ancien régime disparaissaient à Reims tour à tour, par le sort commun de l'humanité, car l'échafaud ne fonctionna jamais en permanence dans notre ville.

Il y eut relativement aussi peu d'émigrés à Reims, en dehors des membres du clergé, contraints de s'exiler pour la foi. Un gentilhomme des environs, M. Le premier maire de Reims à l'époque constitutionnelle, Jean-François Pierret, ne fut victime d'aucunes représailles dans les années postérieures qui virent tant de vengeances s'assouvir contre les hommes modérés des débuts de la Révolution: Feu l'abbé Herbigny, ci-devant chanoine de l'église métropolitaine de Reims, avait employé 40 ans à se former un Cabinet.

La vente en sera faite en sa maison, place Saint-Pierre, à Reims, le lundi 4 novembre prochain. S'adresser chez le citoyen Herbigny, rue VieilleCouture. Décès de François-Magdeleine de Montfort, décédé à Méri, près Rheims, où il était né, le 22 juin , mort âgé de 77 ans et 4 jours, entouré du respect et des regrets de ses compatriotes.

Ingénieur, colonel du Génie, il passa à Méri tout le temps de sa retraite, mais il renvoya sa croix de Saint-Louis et prit le médaillon de vétéran à la Révolution. Il revint au lieu d'où il était parti et se confia à la bonté divine, comme on lit sur son épitaphe, monument, de simplicité et de goût, qui nous est conservé sur sa tombe dans l'église d'Écueil. A son exemple, apprenons à aimer notre pays et à lui être utile dans tous les temps, sous tous les régimes et en dehors des questions personnelles.

Élargissons nos vues en considérant les événements du passé, car la grande leçon qui en ressort, c'est que le patriotisme a sa source dans le dévouement et l'abnégation. Il fut le premier maire de Reims, de mars à octobre Clicquot-Blervache, dans le Journal de Reims, numéro du 2 septembre , p. Le Chapitre de la Cathédrale de Reims tient une place considérable dans l'histoire de cette ville, mais ses annales n'ont jamais été l'objet d'une publication digne du sujet, bien que ce travail ait été plusieurs fois mis au concours par l'Académie de Reims.

Celte riche et puissante corporation eut ses jours de prépondérance et de domination comme elle eut ses périodes de luttes, d'amoindrissement et do décadence. Chacun jugera l'institution d'après les services qu'elle rendit au moyen âge pour le développement de la richesse agricole, de l'architecture et des arts dans la contrée.

La Bibliothèque de Reims conserve ses plus durables trésors, ses riches archives, ses livres et ses manuscrits. Quand sonna pour le vénérable Chapitre l'heure fatale de la suppression, il conserva une grande dignité en face de ceux qui exécutèrent le décret d'abolition, et sa lettre de protestation fut calme, digne et simple dans la forme et dans le fond.

C'est une pièce historique que. Bien que le Chapitre ait joui jusqu'à la fin de ses soixante-quatorze prébendes, il ne comptait plus dans ses rangs, en , que soixante-quatre chanoines, dix prébendes ayant cessé de longue date d'avoir des titulaires. En tête venaient les dignitaires: En ce qui concerne le lieu d'origine de ces soixante-quatre titulaires, on en distingue quinze natifs de la ville de Reims, dix-huit du diocèse de Reims, cinq de la ville de Paris, un du diocèse de Paris, deux de la ville de Châlons, deux des diocèses de Meaux, d'Angoulême et de Clermont.

La dispersion des membres étrangers au diocèse de Reims s'opéra sans doute dans un court délai, mais il resta à Reims bon nombre de chanoines rémois qui moururent dans leur ville natale, et quelques-uns même retrouvèrent plus tard leurs fonctions au choeur de la cathédrale 2.

La persistance des souvenirs a permis de retracer, depuis sa suppression, beaucoup de traditions de l'ancien Chapitre, dont avaient fait partie des hommes comme Flodoard, saint Bruno, Urbain II, le cardinal Fillastre, Etienne Baluze, Maucroix, J. C'est encore à eux qu'il faut recourir pour avoir une idée bien nette de ce que fut ce corps illustre dans le cours dos siècles. Nous voulons ici considérer seulement sa fin. Le choeur leur a été fermé avec défense de porter l'habit de choeur, mais seulement la soutane et permission de dire des messes.

Extrait du Registre des conclusions du Chapitre de l'Église métropolitaine de Reims, du mercredi 24 novembre Mr le Prévôt a dit qu'il lui avoit été signifié ce matin une délibération de l'assemblée du département de la Marne, du 8 novbre courant, de faire cesser l'office public. Au milieu de nos disgrâces, il nous étoit resté jusqu'à ce moment la consolation de pouvoir remplir les devoirs du culte public attaché à notre institution.

Aujourd'hui que des défenses rigoureuses y mettent obstacle, nous devons courber la tête sous le poids de. Baulny, Thiery, Marchant et Deligny, qui figuraient dans la liste des chanoines en Pourrions-nous voir sans les regrets les plus amers, s'anéantir au milieu de nous et dans toutes les églises cathédrales de France, un établissement si religieux que les premiers pasteurs s'empressèrent de former dans le sein du christianisme, dès que le feu des persécutions se fut éteint, comme un moyen puissant d'attirer sur les peuples et les empires les faveurs du Ciel!

L'équité naturelle, autant que la religion, exige que les conditions stipulées par les fondateurs soient acquittées avec fidélité. Le gouvernement de l'église étant purement divin dans sa fondation et ayant été confié aux apôtres et à leurs successeurs, nous ne pouvons reconnaître d'autre organisation du clergé que celle qui est émanée de la puissance ecclésiastique Date de son entrée au Chapitre: Ludovicus Bartholomaeus Bida, presbiter Remensis et canonicus Ecclesia 3, remensis, 17 decemb.

Nicolaus Franciscus Bonaventura Pommyer de Rougemont, presbiter parisinus et canonicus, 3 7bris Franciscus Nicolaus Lagoille, presbiter remus, 18 maii Obiit astatis suae 65, 6 septemb.

Sebastianus Renatus Lecomte, presbiter remus, 1a Augusti Obiit 14 Augusti , astatis suoe 86 1. Christophorus Elizabeth Favart d'Herbigny, subdiaconus remus, 28 januarii Obiit 4 septembris , astatis suae 66 2. Nicolaus Andréas Deloche, presbiter remensis, 28 julii Obiit 17 novembris , astatis suas 80 2.

Franciscus Xaverius de Gerard de Vacheres, diocesis aptensis, clericus ej usdem, 22 aprilis Interfectus 3 septembris , astatis suas 60 4.

Voir son ex-libris dans les Bibliophiles rémois, par H. Il mourut en Westphalie le 1er octobre , à l'âge de 64 ans. Ludovicus Moisson, presbiter catalaunus, 11 maii Obiit astatis suas 57, 23 martii Henricus Claudius Benoist, diaconus remus, 30a aprilis Theobaldus Baulny, presbiter remensis, 10 febr. Obiit in anno 81 astatis suas, 13 martii Voir les lettres échangées à ce sujet avec les chanoines et publiées dans la Chronique de Champagne, , t.

Il y est dit p. Maria Nicolaus Franciscus Bourgongne, clericus remus, 17 7bris Obiit die 8a novembris , astatis suas 81 2. Obiit 1 junii , astatis suas 63 3. Obiit 26 decembris , astatis suas Voir son article dans Les Bibliophiles rémois, , p. Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque de Reims. Recueil Murlin, Nomina Arch. Un document inédit et peu connu se présente à nous, grâce à l'obligeante communication et à la copie de M.

Lucien Monce, que nous nous empressons de remercier pour ce nouveau service. C'est un extrait du Registre des délibérations de la Fabrique de l'Église Notre-Dame de Reims, de à , c'est à dire pendant la première période révolutionnaire, au moment de l'organisation de l'Église constitutionnelle et des changements survenus par la suppression des anciennes paroisses.

On y verra combien étaient puissantes alors les habitudes religieuses dans toutes les classes de la popula 1. La publication des principales données de ce registre sera donc comme une suite de notre chronique rémoise tirée des Affiches de Havé. La table alphabétique des noms indiquera ceux qui s'y trouvent avoir un intérêt historique, de même que les principaux faits et événements notables seront résumés dans la table générale des matières. L'ensemble formera comme un chapitre préliminaire d'une Histoire de la Révolution à Reims, et servira utilement à renseigner les chercheurs sur l'état de la cathédrale et de ses annexes avant la démolition du cloître.

Registre pour servir à l'Enregistrement des délibérations qui seront arrêtées, pour l'administration de l'OEuvre et fabrique de l'Eglise métropolitaine de Notre-Dame de Reims, tant en assemblées générales des paroissiens, qu'en assemblées particulières des Messieurs les administrateurs de la fabrique. Par procès verbal du 26 juin , réunis au Secrétariat, les paroissiens assemblés en la salle du Preciosa 1 , présidés par Monsieur le Maire de la Ville, ont élu et nommé Monsieur Mopinot-Pinchart pour président du Bureau d'administration.

Par autre procès verbal du 29 juin , réunis au Secrétariat, les paroissiens assemblés en la salle du Preciosa, et présidés par Monsieur Mopinot-Pinchart, ont élus et nommés pour marguilliers, Messieurs Galloteau-Chappron 2 ; JollyPilloy; Robin; Party-Jaillot; Blondel, et Guérin de Lioncourt, et pour secrétaire, M. Pretiosa in conspectu Domini, — mors Sanctorum ejus. L'installation définitive date du 5 juillet , en présence de Monsieur l'Évêque métropolitain du département de la Marne, qui avait été installé le 15 mai 1.

Séance du 26 aoust Séance du vendredy 2 septembre Sa vie et son rôle sont très connus; voir l'Annuaire de la Marne, Séance du 16 septembre Surquoy il a été arrêté que en attendant le partage des biens des fabriques des paroisses réunies à celle de la cathédrale, il convenoit de faire la location des biens vacants, et la rénovation des baux qui sont à termes, sauf à remettre les baux à qui il sera dit et que les deux maisons dont il s'agit seront annoncées en la forme ordinaire et adjugées à loyer.

Séance du 11 octobre Surquoy a été arrêté que MM. Robin, Aubriet et Lelarge sont priés de prendre connaissance de cette repétition scavoir si effectivement la portion de maison dont s'agit fait partie de la sacristie attachée au service de l'église qui doit subsister, ou si cela est indépendant de l'église pour en faire le rapport au bureau 1.

Sermons de l'Avent et du Carême. Séance du 20 octobre Dames de Miséricorde proposées. Administra 1 curé de la Madeleine, M. Macquart, avait organisé parfaitement le service des pauvres dans sa paroisse, voir plus haut, p. Séance du jeudy 3 novembre Mopinot président du Bureau seront priés d'aller engager les Dames dont ils conviendront avec MM.

Sacristie de saint Jacques. Robin, Aubriet et Lelarge nommez par délibération du 11 octobre, ont fait le rapport qu'ils ont vu la partie de la sacristie de l'Église de saint Jacques prise dans la maison de la fabrique vendue nouvellement au sr Brunet? Robin, Aubriet et Lelarge sont authorisés à traiter de cette location avec le sr Brunet pour neuf années et à en passer le bail. Galloteau est authorisé à en faire payer les sonneurs. Séance du vendredy 18 novembre Administrateurs du district, en conséquence des dispositions des décrets qui ont ordonné la vente des biens du clergé et que d'autres biens sont encore exposés en vente tant du fond de l'ancienne fabrique de Notre-Dame que des fabriques des paroisses supprimées et réunies à celle de Notre-Dame.

Surquoy a été arreté que à la diligence de MM. Qu'il sera de même adressé requête au directoire de Rethel et à celuy de Vouziers pour empecher la vente des fermes situées dans leurs arrondissemens et même signifié opposition à la requête du Bureau d'administration de la fabrique de Notre-Dame et en outre adressé aux départemens un mémoire pour demander la conservation des propriétés et le payement.

Maison du Curé de Saint-Michel. Il a été arrêté que MM. Blondel-Gangan et Aubriet sont priés d'en prendre connaissance et en faire le rapport au premier bureau. Savart, ci-devant curé de St Symphorien, MM. Savart la remise de ces trois aubes et du missel. Séance du mardy 29 novembre Galloteau, premier marguillier, a mis sur le Bureau un paquet adressé à Messieurs les administrateurs de la fabrique de Notre-Dame de Reims, contenant l'expédition de la délibération du conseil général de la commune de la dite ville, en date du 17 octobre dernier, relative aux cimetières qui sont.

La matière mis en délibération, après avoir fait lecture de la délibération du Conseil général de la Commune, l'administration a reconnu qu'il est nécessaire de se conformer à la loy, qui a prohibé la continuation des cimetières dans l'enceinte des villes, qu'il faut en établir d'autres hors des murt de la ville ; et que le terrain indiqué près la porte de Mars dans la terre appartenant à l'Hotel-Dieu, est celui qui parois le plus convenable, si on emploit le même cimetière, pour la paroisse de Notre-Dame, et celle de Saint-Pierre.

L'assemblée a aussy reconnu qu'il est nécessaire pour parvenir à donner l'exécution au plan projetté par le Conseil général de la Commune, de se concerter tant avec Messieurs les administrateurs de la fabrique de St Pierre et de la Magdelaine, qu'avec Messieurs les officiers municipaux, et Messieurs les administrateurs de l'Hôtel Dieu, et à choisir pour cet effet Messieurs Robin, Joly-Pilloy, Guérin de Lioncourt, et Duchatel-Demain, lesquels sont autorisés à faire toutes les démarches nécessaires, prendre connaissance des intentions des différents corps administratifs qui y ont intérêts, pour en réferer dans une assemblée qui sera convoquée à cet effet.

Voir plus haut, p. Séance du vendredy 16 décembre Guérin a proposé que dans les biens appartenant à la fabrique, il y en a qui sont actuellement à fin de bail, sçavoir une ferme à Caurel, une à Courcelle, et une autre à Condé-sur-Marne, deux pièces de prez à Marfaux, six pièces de jardins marais à Reims, une maison ruë du Jard, une autre ruë de Thillois venant de St Hilaire, et les étangs de Vernay. Il a été arrêté que pour se conformer au décret du 5 février , sanctionné le 11, il sera présenté requête au Directoire pour être autorisé à louer les dits biens au Bureau en la forme.

Maisons cour dit Chapitre. Il a été arrêté que Messieurs Blondel et Aubriet, sont priés de prendre connaissance et faire ce qu'ils estimeront nécessaires, et M. Guérin prié de se retirer au Directoire pour vérifier si cette maison est chargée de fondation et dans le cas d'être vendue. Fondations des paroisses supprimées.

Guérin a fait rapport que MM. La matière mise en délibération, l'assemblée a arresté qu'il sera présenté un mémoire au département pour être autorisé à faire acquitter lesdittes fondations, et d'ordonner à cet effet le payement à la fabrique par quartier ou par demie année, des quatre pour cent du prix des biens de la fabrique vendu au District, et autorise M.

Guérin a travailler avec M. Séance du samedy 21 janvier Galloteau que depuis que les citoyens qui s'assembloient cy devant au club dans l'église des Jacobins, se réunissent maintenant dans celle de saint Michel, ce qui authorise a laisser ouverte la porte du prehaut du coté de la cour Chapitre, que la portion du préau qui sert de porche à l'entrée de l'église et des celiers dependans des bâtimens adjacens, sert parfois de retraite à des malveillans qui peuvent môme y rester cachés et s'introduire de nuit dans le pourtour du préau pardessus les portes intérieures, qu'il seroit convenable de pourvoir à ce que la porte extérieure soit exactement fermée tous les soirs après la cessation du club ; que le sr Boulanger, acquéreur nouveau d'un celier du ci devant Chapitre qui a son entrée entre les deux portes, demande à être authorisé à faire faire à la porte extérieure une serrure dont il aura la clef, et se charge de veiller à faire fermer la porte tous les jours.

La matière discutée et mise aux voix l'assemblée approuve que le Sr Boulanger ait une clef de la serrure de la porte dont s'agit, et qu'il soit chargé du soin de la faire fermer tous les soirs après l'assemblée du Club, à condition qu'en cas de changement dans la garniture de la serrure, le sonneur do Notre Dame aura toujours une clef pour pouvoir ouvrir et fermer laditte porte suivant le besoin des paroissiens. Celiers et greniers du préau. Il a été arreté que MM. Blondel et Guérin de Lioncourt feront les diligences nécessaires auprès du Directoire du district et feront louer les dits celiers et greniers en la forme ordinaire.

Biens des paroisses supprimées. Blondel-Gangan, Guérin de Lioncourt, Party-Jaillot et Jolly-Pilloy se retireront vers la municipalité pour avoir la communication des comptes des derniers receveurs desdittes paroisses pour en tirer l'état des biens et revenus, dont ils feront faire le recouvrement. Deux autels dans la nef. La matière discutée, a été reconnu qu'il y a utilité à cause des circonstances présentes d'établir deux autels dans la nef, et pour ce de faire l'achapt des deux petits autels des Minimes s'ils conviennent, mais que prealablement MM.

Lelarge et Blondel-Gangan feront faire les épreuves convenables pour par le bureau arrêtés de quelle maniere et enquel endroit ces autels seraient posés. Séance du mercredy 25 janvier Blondel-Gangan a été prié de presenter des desseins d'autel pour ce projet. Sur la première question il a été arretté que la decision en sera remise à l'assemblée nationale incessamment, de concert avec les administrations des fabriques d'autres cathédrales.

Sur la seconde question a été arretté qu'il ne sera pas donné de cierges au clergé le jour de la purification ni en aucune autre circonstance. Sur la troisième question a été décidé que toutte la cire fournie aux enterremens appartient à la fabrique seule. Séance du 31 janvier A été encore arreté qu'il en sera usé de même a touttes les processions où l'on porte des cierges.

Quand tous les corps administratifs et judiciaires seront invités et assisteront aux processions et autres cérémonies publiques, quelle place occuperont MM.

Arreté qu'avant de statuer sur cette question il en sera conféré avec M. Séance du 7 mars Bedeaux chargés de porter la lanterne et la sonnette et de quêter aux messes basses. Séance du 30 mars Le Sr Biemont ayant presenté requête pour obtenir la permission de placer dans l'église de Notre Dame en attendant qu'il le vende un tableau venant des Minimes, l'assemblée luy permet de le placer à l'endroit qui conviendra le mieux.

Séance du 18 avril Galloteau-Chappron a dit qu'ily a sur la paroisse des enfans qui vont à l'école de la ruë de Contray dont les parents n'ont pas le moyen de leur fournir les livres d'instruction qui leur sont nécessaires, M. Galloteau a été authorisé à faire fournir et faire payer les livres d'instruction nécessaires aux pauvres enfans qui vont à l'école de la ruë de Contray dont le prix sera d'environ dix huit livres 2.

Voir la Chronique de Champagne, t. Sa lettre a été remise à M.

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Ce phénomène reste un point aveugle de la recherche en sciences sociales. De même, on sait que les médias interviennent dans la constitution des identités sociales: Depuis le début des années 80, les pouvoirs publics ont accordé une nouvelle utilité sociale aux activités physiques et sportives dans leur participation à la lutte contre la crise du lien social.

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Dès , le roi carolingien Louis le Pieux, fils de Charlemagne, choisit Reims en souvenir de Clovis pour recevoir la couronne impériale. Sa statuaire, la plus riche de toutes les cathédrales, compte plus de 2. Pour mémoire, Charlemagne ou Charles 1er dit le Grand né le 2 avril et mort le 28 janvier à Aix-la-Chapelle était roi des francs et empereur Dysnastie des Carolingiens, à laquelle il a donné son nom.

La cathédrale de Reims célèbre huit siècles d'histoire de France La cathédrale de Reims célèbre à partir du 6 mai ses ans, huit siècles d'histoire de France, des premiers sacres royaux à la réconciliation franco-allemande scellée en son sein par de G